‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 111 sur 154 · Chap. I. art. m · texte numérisé non relu

Chap. I. art. m

y a (les oi'dros, et iii'iiic de siiiii)l('s r()n^r('^»a(i(^ns re]i^dou.<o>, où le Sainl-Sirije, pour de justes motifs, a dt'fendu ce passa^'e à tout autre institut, du moins sans l'autorisation Ibrmelle des supérieurs.

3' Il faut bien remarquer que ce désir de passer à un autre institut, même plus parfait, d(jit venir de Dieu pour être lé^ntime, et c'est un devoir pour celui qui l'éprouve de s'en assurer; car lorsqu'on est d/'jà iixé selon la volonté divine, rien n'est plus dangereux que la tentation dans laquelle Tennemi du salut s'adresse sur ce point à l'inconstance liumaine. « A l'égard de ceux qui veulent le bien, dit saint Ignace, le démon s'applique surtout à égarer la bonne volonté: il feint de ne vouloir autre chose que la favoriser, et il propose le mieux apparent et lictif pour amener une âme à ses fins perverses*. »

Une affaire de cette nature exige donc un examen tout spécial : car pour croire à un nouvel appel de Dieu.il faut des preuves plus manifestes même que pour une première vocation. Cette personne, durant tout son noviciat, n'avait eu aucun doute contraire à la vocation où elle entrait : comment pourrait-elle s'imaginer maintenant que Dieu demande d'elle un cliangement si important? Voilà, selon nous, un moyen ordinaire de juger la question, et une raison surabondante pour rejeter de prime abord de telles pensées comme des suggestions dangereuses. Un cas où la chose pourrait mériter quebjue examen, ce serait peut-être celui où la personne n'aurait point

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