‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 119 sur 154 · I« Part. 6<^ Traité, ch. 1 et · texte numérisé non relu

I« Part. 6<^ Traité, ch. 1 et

sioii. tait lie sa personne ù. l'iiistilut uù il projioiice ses vœux.

SECTION I. — (jui:lli:3 sont cts obligations 7

Tout iKtiiunc (lui se présente pour devenir meml»re diin corps et qui est en etlet accepté comme tel, senga^^e lui-même, et contracte des obligations envers ce corps : obligation de stabilité selon la nature de l'engagement qu'il a pris ; obligation de concourir au bien et à la tin commune ; obligation de suivre la direction et l'impulsion de ceux qui président légitimement ; obligation de garder la concorde et l'union avec les autres membres ; obligation d'aimer d'une atlection spéciale le corps et les membres dii corps dont il fait partie ; obligation entîn d écarter les obstacles qui pourraient s'opposer aux devoirs de sa position.

Tout ceci est vrai d'une association quelconque, et proportionnel au degré de connexion qui s'établit entre ses membres ; plus vrai encore des associations créées par l'Esprit de Dieu pour une tin spirituelle, et consacrées par l'approbation de l'Église. Mais ce qui vient resserrer bien plus étroitement entre eux les membres d'un corps religieux, c'est le lien sacré des vœux qu'on y a faits. Alors cbaque individu ressemble à une pierre qui est entrée dans la construction d'un éditice: pierre vivante, tellement incorporée à ce vivant édilîce, que si elle voulait changer elle-même sa destination, sa place ou sa fonction, elle en compromettrait non-seulement la beauté, mais souvent même la solidité. On peut iix)u-

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ver un objet de comparaison plus complet et plus expressif encore dans la famille naturelle : car tout ce que les liens du sang établissent de rapports, de droits et de devoirs au sein d'une tamille, le lien des vœux le fait dans un corps religieux, en y créant une paternité, une libation et une fraternité spirituelles. Or, sans nous arrêter davantage aux autres rapports, c'est ici le lieu d'insister sur deux grandes choses de la vie religieuse : la première est l'union et la charité fraternelle; la seconde est le détachement évangélique du religieux à l'égard de ses proches.

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