Qui diligit proximum, legem implevit. EOM
l'i Vu religieux qui aime véritablement ses fivres le prouvera tout spécialement en les portant au bien par les exemples de sa ré^^ularité, et il ne se permettra rien qui puisse leur donner mauvaise éditication. C'est déjà mal sans doute de commettre soimême des fautes, et les moindres, dt'S qu'elles sont délibérées et réfléchies, nuisent considérablement à un religieux ; mais le mal est bien plus grand, quand il les fait commettre à ses frères, et qu'il les met ainsi sur une pente qui peut leur devenir dangereuse et les faire aller plus loin qu'il ne pense. Eh ! n'aurons-nous pas chacun un compte suffisant à rendre au souverain Ju^e ? Voudrons-nous y joindre les manquements dans lesquels nos paroles et nos actions auront entraîné les autres? Un religieux doit concevoir une aversion extrême pour quoi que ce soit qui. de sa part, serait de nature à mal édifier ses frères : c'était là le sentiment qu'éprouvait saint Paul : et en quels termes énergiques ne lexprimaitil pas 1 '?
io Pour ce qui est des égards mutuels que l'on se doit dans la religion, voici comment le même apùtre en parlait aux premiers chrétiens: « Aimez-vous les uns les autres de cette charité qui convient à des frères ; prévenez-vous réciproquement dhonneur : que chacun regarde et traite son frère comme lui étant supérieur 2 ». Ces belles paroles expriment en
1. Yi'lete autem ne forte hnec licentia vestra olïenfliculuin fiât infirrais... Sic autem peccantes iu fratres. et percutientes coTiscien iam eorum infirmara, in Christura peccati?. Quapropter si esca scandnlizat fratrem meum. non manducabo carnem iu aetemura, ne fratrem meum seandalizem I Cor 8.