‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 125 sur 154 · Honora patrem tuum et matrem tuara. Exod · texte numérisé non relu

Honora patrem tuum et matrem tuara. Exod

pour ?e consacrer à Dieu dans l'état reliprieux, avant d'avoir pourvu à leur avenir: 2'^ qu'un lils ne peut pas laisser son pt-rc ou sa nirre dans une nécessité fjrnip où lui seul peut les secourir, pour suivre une carrière qui ne lui permettrait plus de les aider. Que si des parents se trouvent dans une nécessité ^Wmwp, c'est-à-dire si leur vie est en péril , un fds déjà religieux est tenu de les secourir, même en quittant son état, s'il ne pouvait les aider autrement. Dans le cas de nécessité p^rave et non extrême, il est plus probable, disent les théologiens, qu'il n'est point obligé, et même qu'il ne lui est pas permis d'abandonner l'état religieux; mais il est tenu d'employer, sous l'obéissance due à ses supérieurs, tous les moyens en son pouvoir de subvenir aux besoins de ses parents.

I II. Faut il. à cause des devoirs de la vertu de religion, omettre ceux de la piété filiale f

Voici la réponse du Docteur angélique * : La religion et la piété filiale sont deux vertus. Or,, nulle vertu n'est contraire à une autre, parce que le bien n'est jamais contraire au bien. Il est donc impossible que la religion et la piété filiale se contrarient tellement, que l'acte de l'une vienne interdire l'acte de l'autre. En effet, l'acte de n'importe quelle vertu rencontre toujours une limite, que pose la droite raison ; et s'il dépassait cette limite, ce ne se rait plus un acte de vertu, mais un acte vicieux. Il

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