‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 140 sur 154 · Nibilhonestiusmagnificentiusque quam contemnerc pecuniam · texte numérisé non relu

Nibilhonestiusmagnificentiusque quam contemnerc pecuniam

La cupidité est une passion si vivace, qu'elle a toujours gi-and besoin d'être surveillée et réprimée dans le cœur de l'homme. Plût à Dieu que le religieux, quel qu'il soit, n'ouMiàt jamais ct'tte vérité d'expérience : car cette inclination, pour être enchaînée par le vœu, n'est point cependant détruite ;et quand il s'agit de se satisfaire, elle est extrêmement tV-conde en subtilités et en prétextes. De mrme, on la voit, après avoir fait de grands sacrifices, tel qu'est le renoncement religieux, se prendre ensuite souvent à des riens, et y chercher sa pâture à détaut d'objets plus considérables. Or, un religieux doit bien le remarquer, Tobjot de la cupidité importe peu au tentateur qui l'excite; ce qu'il faut à l'ennemi des âmes et ce qui lui suffît, c'est l'affection déréglée ; et il tâche de faire coller le cœur d'abord aux petites choses, afin de pouvoir obtenir peu à peu de plus graves dérèglements ^

n. Des superfltiîfés.

U faut remarquer que ce qu'on doit appeler de ce nom dans les communautés, présente nécessairement des différences plus ou moins sensibles, selon les diverses fins des instituts. Il n'appartient donc point aux particuliers d'en décider seulement d'apivs leur propre appréciation ; les choses en cette matière sont ordinairement définies par la règle ou par les déclarations des supérieurs, et le devoir de chaque religieux est d»^ <"v r. informer fîd'lement.

Page 1