Voyez Rodriguez, 1I1« Part. 3^ Traité, ch
III. De.^pr'cules.ei autres exceptions soml»lablos qui reirardent l'usage des choses temporelles.
On doit distinguer deux sortes de pécules : l'un qui est une réelle violation du vœu de pauvreté, parce qu'il renferme au tond un usage indépendant des choses temporelles ; l'autre qui n'est pas absolument contre le vœu, parce qu'il reste sous la dépendance de la volonté des supérieurs. Le pécule que le vœu défend est celui où le supérieur accorderait la permission, en renonçant au droit de la révoquer quand il le voudra; ou bien encore, celui où sa permission serait invalide, étant donnée contre la défense des constitutions. Du reste, le pécule même qui ne va point jusqu'à la violation positive du vœu est encore funeste aux communautés religieuses, parce qu'il nuit, non-seulement à l'esprit de pauvreté, mais encore à l'union fraternelle et à l'édification. Ici s'applique justement le reproche que saint Paul ailressait à ces chrétiens de Corinthe aui oubliaient les r»'gles établies dans les saintes assemblées des premiers fidèles : « Parmi vous, leur disait-il, quand vous vous réunissez, l'un a faim et l'autre est dans l'abondance. N'est-ce pas faire rougir ceux qui n'ont pas ce que vous avez ? Que vous dirai-je ? Que c'est bien ? Je ne le puis pas ^ »
Pour de plus grands détails sur la question du pécule, les supérieurs peuvent recourir au traité de l'État Religieux par le P. Gautrelet 2.
1. Convenientibus ergo vobis in unum. .. alius quidem esurit, alias autem ebrius est. Numquid. .. confunditis eo8 qui non habent? Quid dicara vobis? Laudo vos? In hoc non laudo. I. Cor. U.