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IV. De ht (lisliihntion drs hiins îompnrch ânnt se dépouille le religieux soit avant, soit après sa profession. Jésus-Christ Notre-Si'i-neur, en donnant la forme de l'état relii;ieux.a dit dans son r:vangile : t Si vous voulez ^'tre parlait, allez, vendez tout ce que vous avez, et donnez-le aux pauvres * t. Ainsi, il est hien remarquable que le conseil «'vangt'lique sur la pauvreté religieuse s'étend à l'usage même que l'on doit faire des biens d(mt on se dépouille : Donnez-les aux pauvres, dit le Seigneur, et non pas : Donnez-les à vos proches ou à vos amis. Un religieux, après avoir entendu la première partie du conseil divin, voudrait-il ensuite fermer l'oreille à la seconde? Ce serait agir contrairement à la perfection de son état, et s'ôter le mérite de son dépouillement, en le corrom pant par le mélange des affections humaines.
Il y a de plus une raison intime de cette destination que Jésus-Christ propose au religieux, une raison qui touche à la fermeté de sa vocation elle-même. En effet, s'il donnait ses biens à des proches, ne pourrait-il pas arriver un jour qu'il comptât peutêtre sur eux, dans le cas d'inlidélité à cette vocation ? Et le démon lui-même, au moment de la tentation, n'aurait-il pas de quoi s'en prévaloir pour l'ébranler et le vaincre? Mais, quand on a donné aux pauvres ce qu'on possédait, d'une part on a droit à ce trésor que Jésus-Christ promet en échange, puisque c'est à luimême qu'on a réellement donné dans la personne des pauvres ; et d'autre part, après que l'on a ainsi, comme on dit, brûlé ses vaisseaux, il ne reste plus