m« Purt., 3« Traité, ch. G, 7 et
veiller sur des habitudes précédentes qui sont trop souvent en opposition avec elle. Une fois que l'on est admis sous les livrées de < Celui qui étant riche s'est fait pauvre pour nous ^ », il n'est plus permis de garder ni les pensées, ni les jugements, ni le langage, ni les tendances des hommes du siècle par rapport aux richesses de la terre ; et le vrai pauvre de Jésus- Christ aime à le paraître et à l'être dans toute sa ;)ersonne, dans toute sa conduite et jusque dans les moindres choses.
La seconde observation est qu'aux yeux d'un bon religieux, la sainte pauvreté n'est pas seulement le mur de la religion, c'est encore luie mère qu'il faut aimer avec tendresse : par conséquent il ne se contente pas de la supporter avec résignation, mais il chérit ses livrées, et il est heureux de saisir les occasions qui s'offrent à lui d'en éprouver les privations . « Que tous, dit saint Ignace à ses enfants, chérissent la pauvreté comme une mère, et que, dans les circonstances, ils soient bien aises d'en ressentir quelques elfets selon la mesure d'une sainte discrétion 2.