‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 148 sur 154 · Melior est obedir^ntia quam victimae. I Reo · texte numérisé non relu

Melior est obedir^ntia quam victimae. I Reo

2. Per victimas aliéna caro, per obeàientiam vero voluntas propria mactatur. Moral. 35, 10.

IV. Une sentence célrbre de saint firr^oire ach''vera l'éloge de l'obéissance. € Cette vertu, dit-il, est la seule qui greffe, pour ainsi dire, toutes les autres dans notre Ame, comme fait le jardinier pour ses arbres, et qui, après les avoir ainsi greffées, les y conserve encore à l'abri de tout dommage, afin qu'elles croissent et produisent heureusement leurs fruits * ». En effet, explique saint Thomas, les actes des autres vertus appartiennent à l'obéissance, soit que Dieu commande par lui-mrme, soit qu'il exprime sa volonté par un supérieur qui le représente. Lors donc que ces actes t'ont naître et grandir en nous les saintes habitudes des vertus, on dit avec raison que tout cela est l'effet de l'obéissance. De même, sa fonction propre est de maintenir toutes les autres vertus dans ce milieu hors duquel elles périraient, parce qu'elles tourneraient au vice par le défaut ou l'excès; et pour le religieux tout spécialement, l'obéissance de chaque jour lui procure cet avantage b'en plus sûrement que s'il n'avait que la direction de sa propre prudence.

ARTICLE in.

DU VŒU d'obéissance.

I. Le vœu d'obéissance, dit saint Thomas 2, est le principal des vœux de religion, et cela pour trois raisons :

1. Obedientia sola virtus est quae virtutes cîcteras menti in' Berit, insertasque custodit. Moral. 85. 10.

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