‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 149 sur 154 · a2sB.q. 186. a. a · texte numérisé non relu

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La premitTe, parce qu'il offre à Dieu la volonté même de l'homme : ce qui est quelque chose de plus irrand que l'oblation des biens extérieurs par le vœu de pauvreté, et que celle du corps par le vœu de continence. Aussi tout ce que Ton fait par obéissance est plus agréable à Dieu que les œuvres qui viennent de la volonté propre; et le jeûne même cesse de lui plaire, quand cette propre volonté en est le seul principe , selon ces mots du Prophète : Yoici que dans vos jeûnes se trouve le mal de votre volonté propre *.

La seconde raison est que le vœu d'obéissance renferme les deux autres, sans être renfermé luimême en eux. Car la continence et la pauvreté, quoique déjà obligatoires par le vœu, le sont aussi par lobéissance, sous laquelle tombent ces deux choses avec beaucoup d'autres encore: de là vient que dans l'ordre de saint Benoit on se contente de vouer explicitement l'obéissance selon la règle.

La troisième raison est que le vœu d'obéissance s'étend proprement sur les actes qui touchent de plus près à la tin de la religion. Or, une chose est d'autant meilleure qu'elle s'approche davantage de la lin.

C'est pourquoi le vœu d'obéissance est plus essentiel à l'état religieux que les deux autres. Car, observer la pauvreté et la continence, même par vœu, ce n'est pas encore se trouver placé dans cet état, lequel, dit saint Augustin, est préféré même à la virginité que le vœu aurait consacrée. Dans le

1. Ecce injejuniig vestria inveniturvoluntaa vestra. TsAl. 58.

passade évangélique où Notie-Seijjneur invita h la perfection, c'est le conseil de l'obéissance (|ui est contenu dans ces derniers mots : * Et venez, siiivrz moi * > : car celui qui obéit suit la volonté d'un autre. Par consé([uent, le vœu d'ol)éissance appartient à la perfection plus encore que les deux autres, ainsi que l'enseigne saint Jérôme expliquant co>; paroles de saint Pierre : < Voici que nous avons tout quitté et que nous vous avons suivi - >. Parce que, dit le saint docteur, ce n'est point assez d'abandonner les biens de la terre ; l'Apûtre ajoute ce qui est parfait, quand il dit qu'il s'est mis à la suite de Jésus-Christ Notre-Seijrneur "'.

II. Le catéchisme des vœux * s'attache avec un soin spécial à expliquer tout ce qui regarde l'obéissance religieuse, tant pour l'obligation du vœu que pour l'exercice parfait de la vertu ; mais il se contente de présenter les choses avec une juste précision : car, pour les développements pratiques dont les religieux ont encore besoin sur une matière si importante, les livres quils ont entre les mains en sont remplis : ainsi Rudriguez en particulier expose parfaitement tous les points que notre catéchisme ne fait qu'indiquer ^.

1. Si vis perfectus esse, vade, vende quae habes et da pauperibus, et habebis thesaurum in coelo, et veni, sequere rae. Mattk. 19.

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