‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 20 sur 154 · Si vis perfectus epse. Matth · texte numérisé non relu

Si vis perfectus epse. Matth

2. Non vos me elegistis, secl ego elegi vos. Joax. 15. a Deus enim est qui opcratur in uobis et velie et perficcrc,

pro bona voiuntate. Philip. 2.

La partd»^ l'Ordre est de ju^^er si ce mt-me candidat est propre à cotte vocation, et de prononcer ainsi en d«''linitive s'il y a véritablement appel de Dieu : car, enlin, la iivîicc pourrait encore inspirer un bon désir, sans (luV'lle en voulût toujours l'exécution, (»uisque déjà le bon désir est un acte méritoire, et ([u'il peut devenir profitable à une âme sous plus d'un rapport. Les supérieurs de l'Ordre examinent «l(mc les aptitudes du sujet relativement à leur pro [u-e institut : aptitudes du ^orps pour la santé , les lorces, etc. ; aptitudes de l'esprit pourla droiture et la solidité, pour le talent acquis ou les dispositions à l'acquérir ; aptitudes du cœur pour les inclinatit)ns, les habitudes et le caractère. Ici le candidat doit comprendre que le rôle de juge ne lui convient plus, parce qu'en voulant prononcer lui-même, il pourrait donner dans le faux , ou par ignorance , ou par présomption, ou même par un excès de modestie. Son seul devoir est de répondre avec franchise aux questions qu'on lui pose, et de se faire loyalement connaître.

Lu seconde probation, ou le noiiciat, en mettant le candidat à l'essai de la vie religieuse et de ses difficultés selon l'institut, a pour but de confirmer pratiquement l'élection, l'admission, et la vocation tout entière. Et en effet , cette épreuve , dès lors que le novice s'y prête fidèlement, fournira une démonstration qui ne laissera plus de doute : à tel point ([ue, dans le cas même où quelque chose peut-être aurait manqué au travail de la première probation, si la seconde procède comme il faut , vainement lo tentateur viendrait plus tard essayer Je troubler une

âme; on dirait à bon droit au novice, quoi qu'il eu ail été de la première délibération : Maintenant vous avez sciemment persévéré dans cette vocation mieux connue ; vous y avez cherché Dieu et votre perfection , il y a donc eu non-seulement ratilication du premier acte, mais encore supplément au défaut qui pouvait s'y trouver. — Et le novice doit remarquer que, sa première probation une fois terminée , son devoir n'est plus de délibérer comme s'il avait toujours à fixer son choix ^ puisque cette indécision paralyserait tout effort de sa volonté, mais bien de subir avec courage les épreuves du noviciat , et de prendre les vertus et les habitudes de la vie religieuse, selon l'institut où Dieu l'appelle.

III. L'acte du vœu doit être libre, et exempt de toute contrainte; mais c'est surtout pour les vœux de religion qu'il faut, dans celui qui les prononce , la liberté la plus entière: autrement l'Église ne les accepte pas, et ils restent sans valeur. Non-seulement toute pression étrangère, telle que la menace, la violence ou la crainte , causerait la nullité de l'acte, mais il en serait de même de cette crainte qu'on nomme révérentielle, si vraiment elle gênait la liberté du sujet. Aussi l'Église, pour le sexe timide, surveille spécialement ce point, et elle a établi que l'Évêque devait constater par un examen la plénitude de sa liberté *.

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