‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 31 sur 154 · Dédit eis potestatera filios Dei fieri. Joan · texte numérisé non relu

Dédit eis potestatera filios Dei fieri. Joan

2. Acccpistis Spiritum adoptionis filiornm, in quo clamamus : Abba, Paler. KOM. 8.

plus que dans l'esprit et le cœur du rclij,Meux vis-àvis du P»'re céleste ? Quand on lit la Vie des Saints, par exemple celle d'une sainte Thérèse, on est Irappi' de la manière dont ils savaient allier envers Dieu le respect le plus profond avec l'amour le plus tendre. Ah ! c'est seulement dans les relations des hommes entre eux. que la familiarité engendre le mépris, ou que le respect gêne l'effusion de l'amour. Mais avec Dieu il en est tout autrement, parce (jue le Saint- Esprit est là pour produire à la fuis le sentnnent profond de la majesté et de la bonté.

III. Enfin voici, selon saint Thomas, le véritable exercice de la religion tel qu'il le faut sans doute à tout chrétien, mais tel que lereligieux principalement doit l'avoir dans tout l'ensemble de sa vie. La vertu de religion, dit-il. honore et sert Dieu par les mêmes actes : car le culte regarde l'excellence divine à qui la révérence est due, et le service regarde la dépendance de rhonnne <iui par sa condition naturelle est obligé de rendre à Dieu son hommage. Or, ces deux ( lioses, le culte et le service, se trouvent nécessairement dans tous les actes qui appartiennent à la religion, parce que tous doivent être des témoignages par lesquels l'homme déclare à la fois l'excellence divine et sa propre dépendance, soit qu'il ofl're à Dieu quelque chose, comme l'adoration, la louange, le sacrifice, etc., soit qu'à son tour il demande ou reçoive quelque bien de la divine bonté ^

Qui ne voit combien ceci est fondamental dans la vie chrétienne et religieuse ? Poui* une pratique

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