‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 32 sur 154 · III · texte numérisé non relu

III

La vertu de religion n'est point une vertu théologale, parce que Dieu n'est pas son objet immédiat comme il l'est de la foi , de l'espérance et de la charité. L'objet de la religion est, non la fin dernière elle-même, mais tous les actes qui nous servent de moyens pour l'atteindre.

Elle n'est donc qu'une vertu morale ; mais elle est la première de toutes en dignité, par la raison qu'elle approche de Dieu de plus près et qu'elle est plus voisine de la fin, opérant les œuvres qui vont directement à la gloire divine.

Cependant saint Augustin nous enseigne que riiomme honore Dieu par la foi , l'espérance et la charité * : parce que ces vertus, en commandant elles-mêmes à la religion d'agir, font que ces actes deviennent aussi leurs actes. Voilà un principe qu'il faut recueillir encore soigneusement ; car il est trèsfécond en conséquences pratiques. On y voit que plus la foi, l'espérance et la charité sont vivantes dans une âme, plus elles y excitent la religion à produire les œuvres du culte et du service de Dieu. Aucon-

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