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Mais la profession religieuse ajoute aux moyens communs de devenir saint, des ressources toutes spéciales et dune grande eflicacitt'. Ainsi, pour obtenir le premier élément de la sainteté, le religieux a ses trois vœux, qui sont si propres à le séparer des choses basses et terrestres, et à le tenir dégagé de tout alliage. Le second élément lui vient aussi, d abord et principalement, de ces mêmes vœux qui l'attachent étroitement à Dieu, et puis de ses saintes règles qui, en le préservant, dans tous les détails dî ses actes, du danger de la souillure et de la séparation, augmentent continuellement et perfectionnent son union avec Dieu.
La sainteté, quelle qu'on la suppose en ce monde, n'est jamais qu'une sainteté commencée, et cela pour les deux parties dont elle se compose : car, d'une part, l'âme habite une maison de boue, et, dit le Sage, » ce corps qui se corrompt la fait pencher en bas * > ; et, comme elle touche forcément à la terre, l'usage des créatures, dont elle ne peut se passer, amène toujours quelque souillure, selon ce que dit encore le Sage, que « le juste lui-même tombera plusieurs fois ^ ».
D'autre part, l'adhésion de lame à Dieu n'est jamais à l'abri du danger de la rupture : car, s'il est vrai que, du côté de Dieu même, le lien est tel qu'il défie tous les efforts des ennemis, du côté de l'homme, hélas ! que ce lien est fragile, puisque, pour le rompre, il ne faut qu'un acte de sa volonté ! De là cette