‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 54 sur 154 · a2îe, 0. 183. a · texte numérisé non relu

a2îe, 0. 183. a

dos t'tiits. parce (|ue ces choses peuvent se prendre ou se laisser, et qu'elles nan'eclent point la condition de la personne elle-nirme.

Un office se dit proprement à raison des actes (\\\\\ s'a^Mt d'exercer: par exemple, l'oflice de ju.i;e destine celui (]ui en est chargé, à porter des sentences. Mais un état dit une position inhérente à la personne selon qu'elle y devient dépendante ou libre. Que si l'on donne le nom détat à certaines charges, à certains emplois, c'est à raison de l'assujettis-sement et de la lixilé qui s'y rencontrent.

Ainsi, il y a l'état de gn'ce et l'état de péché. Dans le premier, dit saint Paul, l'homme est affranchi du péché et s'assujettit à la jusiice : dans le second, il secoue le joug de la loi divine, pour devenir l'esclave du péché ^

Il y a l'état t[ue la théologie appelle l'état de roijageur, et l'état de (^om préhenseur : l'un retient l'homme dans les conditions de ce pHerinage de la vie présente; l'autre l'en délivre et le place dans le bienheureux assujettissement de la vision béatilique.

Il y a l'état du mariage qui met les uns sous la loi conjugale, et l'état de continence qui en retient d'autres par un engagement contraire.

II. Pour arriver à notre sujet, il y a l'état séculier et l'état religieux. Ces deux états, quand on les considère relativement à la perfection évangélicpie, s'appellent : le premier, l'état commun ou de précepte; le second, l'état parfait ou de conseil. Un séculier, sans être dans ce dernier état auquel il ne s'est

Page 1