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point assujetti, pourrait cependant en acquérir la perfection intérieure, et même à un plus haut degré que tel ou tel religieux; mais le religieux a toujours cela de propre qu'il s'est engagé d'une manière ferme et durable aux obligations de cet état, qu'il fait profession publique d'être dans cet état, et qu'il y possède des moyens très-eflicaces de perfection que ne peut avoir le séculier.
L'état religieux affecte donc la personne, en ce que par les vœux de religion elle entre dans une position de vie qui ne change plus, et cette position est tout à la fois une sainte servitude et une sainte liberté. C'est une sainte servitude, par l'heureuse nécessité où l'on s'est mis volontairement vis-à-vis de Dieu et de la vertu ; mais il n'en résulte nullement ce que pensent les esprits mondains, savoir : la perte ou la diminution de la vraie liberté ; c'est même tout le contraire, comme on peut en lire h-preuves dans Rodriguez * : aussi cette nécessité estelle pleine de mérite pour les religieux. D'autre part, c'est un saint affranchissement du joug qui pèse sur tant d'autres: affranchissement du monde. de ses séductions, de ses exigences, de ses vanité- : affranchissement même, jusqu'à un certain point, de la concupiscence et du péché.
SECTION IL — DU MÉRITE PROPRE DE l/ÉTAT RELIGIEUX.
I. Le mérite religieux apparaît dans le dévouement à Dieu que renferme cet élat de vie. Car, pai cela même qu'on s'est mis au service du Seigneui