Delà Perfect. III*^ partie, 2« traité, ch
dans une position immuable, et <|ii'on s'est commo enehaîné volontairement à lui par une sainte nécessité, il est maniteste qu'on y fait beaucoup plus pour le divin Maître, et conséquemment pour soi-même, qu'on n'eût pu taire dans le sircle, même avec une éj^Mle volonté de servir Dieu et de se sanctifier.
En effet, selon le langage des saints, on donne ainsi à Dieu, non plus seulement les fruits de l'arbic et du sol. mais l'arbre et le sol eux^-mémes; or, qui ne sait qu'assurer à quelqu'un la propriété du fon<ls, c'est faire plus sans comparaison que de lui en offrir seulement les produits?
De même, cet arbre, s il était resté dans la terre aride du siècle, eût été peut-être condamné, comme tant d'autres, à ne donner que peu ou point de fruits ; mais, transplanté sur les bords des eaux ' , il est dans toutes les conditions favorables pour s'en charger abondamment. Ce sol de l'âme, laissé sous une influence malsaine, ou livré au caprice, à l'instabilité^ à la paresse, eût été bien exposé à ne se couvrir que de chardons et de ronces, tandis (jue, confié spécialement au divin Agriculteur, et place sous l'action de ses grâces les plus abondantes, il donne le juste espoir dune riche moisson.
Entin, le mérite spécial du dévouement religieux, c'est d'être l'expression la plus haute de la dévotion : car la dévotion, coume nous l'avons vu, est une certaine volonté de se mettre promptement let sans réserve à tout ce qui est du service de Dieu; or cette promptitude et cette plénitude de volonté nesemon-