Hoc est maximum et primum .mandatum . Matth
— lO'J —
objet propre, est le principe de tous les niouveinents de l'âme et delà vie spirituelle. Il faut bien observer et retenir ceci, que le mot cœur, quand on })arle de Tamour divin, est une expression métaphorique qui ne sert qu'à exprimer la volonté et ses aiïections; il ne s'agit donc point alors de l'appétit inférieur ni de ses émotions sensibles.
C'est pourquoi le grand précepte de la charité s'adresse avant tout à la volonté, puisque là est le principe de tous les mouvements de notre ame. Et en effet, dès que Dieu possède la volonté, il tient déjà tout le reste de l'homme : de là vient qu'il dit lui-même à chacun de nous : « Mon fds, donne-moi ton cœur * », c'est-à-dire ta volonté.
Mais il y a dans Ihomme trois autres principes de ses actes qui sont placés sous le commandement et r impulsion de la volonté : le premier est l'entendement, exprimé ici par le mot esprit, meus; le second est Tappétit inférieur et sensitif, rendu par le mot âme, anima, parce qu'en effet l'Écriture s'en sert fré([uemment pour signitier la vie animale ; le troisième est la force motrice qui exécute par nos membres les actions extérieures, et cette force d'exécution est rendue par les mots puissance, vertu, forces, fortitudo, ou virtus, ou vires.
Par le grand commandement de la charité il nous est donc ordonné : 1'^ de porter vers Dieu toute notre intention et tous les mouvements de notre volonté : ce qui est Yaimcr de tout notre cœur ; et