‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 83 sur 154 · Qaid est quod dilectas meus in dcn-o mca fecit scilera · texte numérisé non relu

Qaid est quod dilectas meus in dcn-o mca fecit scilera

multa ? Jr.KKM. il.

sa moin ' ». L'injuste, dit Origène. quand il a péché, n'en a point de repentir, et il ne sait pas s'amender de son péché ; tandis que le juste sait se corriger sans retard : comme celui qui avait dit de son divin Maître : Je ne connais point cet homme, n'eut besoin que d'un regard du Seigneur pour pleurer amèrement ; comme celui encore qui, ayant vu une femme du haut de son toit et ayant laissé entraîner son cœur, sut dire bientôt : J'ai péché, et fai fait, mon Dieu, le mal en votre présence.

La seconde raison est que le religieux qui tombe trouve dans ses frères un secours pour se relever, selon ces paroles du Sage ; « Si l'un fait une chute, l'autre le soutiendra : malheur à qui est seul, parce que lorsqu'il vient à tomber, il n'aura personne pour le remettre sur pied ^ ' >

Les justes pèchent difTicilement par mépris, et voilà pourquoi, si parfois ils tombent, ils se relèvent facilement. Maislorsqu'ils arriventau point dépêcher par mépris, alors ils deviennent très mauvais et les plus incorrigibles de tous. De là ces terribles paroles de saint Augustin : « Depuis que j'ai commencé à servir Dieu, j'ai connu par expérience que comme il n'y a guère de chrétiens meilleurs que ceux qui font le bien dans les maisons religieuses, ainsi il n'en est pas de pires que ceux qui sy abandonnent au mal. »

Quand on parle des péchés desreligieux, ne ferait-

1. Justuscum ceciderit, non collidetur, quia Dominus supponit manum suam. Ps. 36.

2. Si unu3 ceciderit, ab altero fulcietnr : vre soli, quia cum ceciderit, non habebit sublevautem se. £CCL. i.

on pas bien de proposer dans ses deux parties ceUft doctrine du Docteur angclique ?

SECTION VIII. — DE LA CHARITÉ DANS SCS nAPPOSTS AVEC LES AUTRES VERTUS.

La charité s'appelle et est en edet la forme, la mère, le fondement, le lien et la fn de toutes les autres vertus : d'où l'on peut voir avec quelle excellence elle est aussi leur reine, et par combien d'endroits elle est essenlirlle à la perfection religieuse *.

I. La charité est la forme des autres vertus, non pas si on les considère dans leur propre espèce, puisque chaque vertu a sa f^rme spéciale, qui lui vient de l'objet sur lequel elle s'exerce ; mais en ce sens que la charité doit encore leur imprimer sa propre furme, sans quoi nulle vertu ne mériterait plus le nom de vraie vertu, à prendre ce mot dans son acception pure et absolue ^

Et en effet toute vertu est essentiellement une habitude qui a le bien pour objet ; or le bien est principalement dans la fin : car les moyens ne sont bons qu'autant qu ilsse rapportent à la fin. C'estpourquoi, comme il y a deux sortes de fins, l'une prochaine et l'autre dernière, il y a aussi deux sortes de biens, Tun prochain ou particulier, et l'autre dernier, suprême et universel. Or , pour l'homme» le bien final qui doit embrasser tous les autres, c'est la possession de Dieu, selon ces paroles du

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