‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 88 sur 154 · Ci-dessua ch. II. ait. III, Sect · texte numérisé non relu

Ci-dessua ch. II. ait. III, Sect

entre elles non-seulement la connexion qui est selon la prudence, mais encore celte autre connexion qui est selon la charité. Retenues par ce lien de la charité, aussi fort qu'il est doux, toutes les vertus demeurent avec elle dans une âme, sans qu'aucune puisse y manquer tant qu'elle y est elle-même ; et par elle encore, toutes y sont dans une harmonieuse unité, sans que les actes d'une vertu puissent contrarier ceux d'une autre. Telle est la perfection et la sainteté selon le christianisme, et l'on sait, par l'histoire de la canonisation des saints, que, pour en déclarer authentiquement l'existence dans un chrétien, l'Eglise catholique exige la preuve irréfragable que ce faisceau de toutes les vertus dans la charité s'est trouvé en lui, et même à un degré hérui<iue.

X.Enûn^ldLchdir'ûéestlafindetouteslesautresvertus^ parce qu'elle les tient sous ses ordres et sa direction pour les faire marcher vers sa propre fin. Toutes sont comme ses instruments et ses servantes. Elle emploie les unes à écarter les obstacles qui gêneraient son union avec Dieu: telles que la force, la patience et l'abnégation, avec ces autres qui en dérivent, l'humilité, la tempérance, la mortification, la modestie, etc. Elle en emploie plus directement d'autres à s'exercer elle-même, soit envers Dieu, soit envers le prochain: comme la fui, l'espérance, la religion, la justice, le zèle, etc.

Mais entre toutes celles dont elle se sert pour tendre à sa perfection, il en est trois qui appellent l'at-

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