‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 90 sur 154 · Matih · texte numérisé non relu

Matih

En second lieu, il faut la pratique de la continence : d'abord parce que les plaisirs charnels, fussent-ils m^me licites, sc«nt pour l'homme un grand obstarle à une tendance parfaite de ses affections vers Dieu ; et ensuite, parce qu'il en est de même des soins qu'impo.-ent le gouvernt.ment et les nécessités temporelles d'une famille, comme le dit saint Paul : a Celui qui est engagé dans le mariage a les sollicitudes des choses de ce monde, et son cœur est partagé ^ ».

En troisi.'i'me lieu, il faut par-dessus tout l'obéissance, selon le conseil du Seigneur : « Si vous voulez être parfait... venez, suivez-moi ». Or, ce qui dans la vie du divin modèle se recommande le plus à notre imitation, est soft obéissance, ainsi que le remarque saint Paul : « Il s'est fait obéissant jusqu'à la mort ^ ». Et, en effet, rappelons-nous le principe déjà posé, que l'état religieux est un apprentissage et une carrière dont le but est d'acquérir la perfection. Mais tous ceux qui apprennent et s'exercent pour devenir habiles ont besoin de quelqu'un qui les enseigne et les dirige, comme dos disciples sous un maître. C'est pourquoi il est nécessaire aux religieux d'être sous la direction et l'autorité de quelqu'un dans toute la conduite de leur vie religieuse, ce qui se fait au moyen de l'obéissance : d'où le droit canon porte que « la vie des religieux est une vie de soumission et une école ' ».

1. Qui cum uxore est, sollicitus est quae sunt mundi, quomodo plac^at uxori, et divisus est. I. CoR. 7.

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