‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 92 sur 154 · a 2ae. q. 186. a · texte numérisé non relu

a 2ae. q. 186. a

totale de notre aiïection vers Dieu : car ces obstacles sont au nombre de trois : la cupidité des richesses est le premier, et le vœu de pauvreté le retranche ; la Concupiscence de la cliair est le second, et elle est exclue par le vœu de chasteté ; le dérèglement de la vcd..nté est le troisi^-me, et le vœu d'obéissance le fait disparaître en plaçant la volonté sous la direction de Dieu méaie, commandant par le Supérieur.

2° Il écarte les obstacles extérieurs : car la sollicitude du siècle inquiète les âmes principalement en trois choses, dont Tune regarde le stjin et la dispensation des biens temporels ; l'autre, le gouvernement d'une famille ; et la troisième, la disposition de ses propres actes ; et ces trois sources d'inquiétude sont retranchées par les trois vœux de religion, selon le désir que saint Paul formait pour les parfaits chrétiens : « P(.»ur moi, je veux que vous soyez exempts de sollicitude » *.

3° Sous le troisième rapport, l'état religieux fait plus encore qu'éloigner les obstacles ; il est déjà l'exercice de la chanté parfaite : car c'est un holocaus e, comme nous l'a dit saint Grégoire, que de sacrifier pour Dieu tout ce qu'on possède. Or l'homme peut posséder trois sortes de biens : les richesses, qu'il sacrifie à Dieu par le vœu de pauvreté volontaire ; les biens du corps, dont il se prive pour son amour par le vœu de continence, et ceux de l'âme qu'il lui offre totalement par l'obéissance, puisqu'il sacrifie sa volonté par laquelle il use de toutes les puissances et de toutes les habitudes de son âme.

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