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Nous préférerions un mot comme antiréflexive

2. Elle se trouve tout au long dans Russbll, op. cit., § 413.

3. Ou plutôt : de tous les espaces projectifs, car toute définition a pour objet une classe, qui peut, jusqu'à preuve du contraire, contenir une infinité d'individus.

ramenée à la forme d'une vaste implication, et par suite doit rentrer dans la Mathématique pure^ qui ne connatt pas d'autres principes que ceux de la Logique.

La Géométrie descriptive a pour notions premières le point et le segment rectiligne ^ Elle diffère donc de la Géométrie projective en ce qu'elle prend pour base, non plus la droite infinie, mais la portion finie de droite comprise entre deux points. Sans doute, on a pu définir en Géométrie projective le segment, mais au moyen de trois points, parce que la droite projective est une ligne fermée. Au contraire, en Géométrie descriptive, le segment sera déterminé par deux points seulement (ses extrémités). Par suite, il y aura une relation d'entre entre trois points quelconques de la droite; tandis qu'en Géométrie projective on ne peut pas dire qu'un point soit entre deux autres, et Ton ne peut définir Tordre des points d'une droite qu'au moyen d'une relation entre quatre points (relation harmonique, ou relation de séparation) *.

La notion de segment équivaut à la relation entre; au lieu de dire : « c est un point du segment ab », on peut dire : « c est entre a et 6 (sur la droite ab) ». D'une manière comme de l'autre, le segment défini par deux points (compris entre deux points) a et b sera un ensemble de points; on le représentera par ttô, et l'on écrira : « c & ab » pour traduire l'une ou l'autre des assertions susdites.

i* Il n*est pas besoin de faire remarquer que la théorie en question n'& rien de commun avec ce qu'on appelle dans les classes Géométrie descriptive, c'est-à-dire avec la méthode graphique qui consiste à représenter les figures de l'espace par leurs projections sur deux plans.

2. La Géométrie descriptive a été inaugurée par Pasch, Vorlesungen ilher neuere Geometne, §§ 1-12 (1882); puis formulée en symboles par Peano : ' principii di Geometrta logicamente esposti (Turin, 1889), et Sui fondanenti délia Geometria, ap. Rivista di Matematica, t. IV, p. 51-90 (1894). Ce sont ces deux mémoires que nous allons résumer. Des systèmes d'axiomes analogues se trouvent dans Ingrami, Elementi di Geometria (1899), et P. ScHUR, Ueber die Grundlagen der Géométrie^ ap. Mathematische Annalen, t. LV, p. 265-292 (1902).

~Si

160 LA GÉOMAtRIE

Voici maintenant les postulats qui suffisent à fonder logiquement la Géométrie descriptive :

« I. Il y a (au moins) un point. »

ce 11. Étant donné un point a, il y a un point x différent de a. »

« III. Entre deux points coïncidants (identiques) il n'y a aucun point » ; autrement dit, le segment aa est nul (est une classe vide).

« iV. Entre deux points distincts il y a un point ^ i» Ce postulat est la réciproque du précédent : un segment n*est nul que si ses deux extrémités coïncident.

n Y. Le segment ab est contenu dans le segment ba », c'està-dire que tout point qui appartient à ab appartient à ba. Il s'ensuit immédiatement que les segments ab et ba coïDcident (sont identiques). Le segment est donc symétrique; il n'est pas dirigé (comme le vecteur).

« YI. Le point a n'est pas entre a et6 »; il en est de même du point b, en vertu de la commutativité des extrémités, qui résulte du postulat V. En d'autres termes, les extrémités d*ua segment n'en font pas partie. C'est là une sorte de convention, conforme aux postulats III et lY et au sens ordinaire de la relation entJ^e ^.

Pour pouvoir sortir du segment fini, et s'élever à la notion de la droite entière, il convient de définir le prolongement d'ua segment au delà d'une de ses extrémités. Soit ab un segment, on désignera par a'b son prolongement au delà de b^ et par ab' son prolongement au delà de a, l'un et l'autre étant indéfinis. Il est très remarquable qu'on puisse les définir au moyen de la notion de segment fini, ou de la relation entre, comme suit : « a'b est l'ensemble des points x tels que b est entre a et x. » De même, ab' sera l'ensemble des points x tels que a est entre b et x.

1. Encore ici, nous ferons remarquer la portée de ces postulats existentiels 1, 11, IV, qui permettront ensuite d'affirmer Pexistence d'uD point déterminé par telles ou telles conditions.

2. Si l'on voulait que le segment contint ses extrémités, il faudrait modifier comme suit les postulats 111 et IV: « Un segment dont les extrémités coïncident se réduit à un seul point. » — « Un segment dont les extrémités sont distinctes contient un point différent de ses deux extrémités. »

GÉOMÉTRIE DESCRIPTIVE i61

En somme, il y a équivalence entre les 3 propositions : « c appartient k ab; b appartient à a'c; a appartient à b'c », de sorte qu'on peut « résoudre » la relation d'entre par rapport à chacun des 3 points qui en sont les termes.

Il ne suffit pas de définir les prolongements d'un segment, il faut affirmer qu'ils existent; d'où le postulat suivant :

c( yil. a et b étant 2 points distincts, il y a des points qui appartiennent à a'b » (la classe a'b n'est pas nulle). Il en est de même de a6', en vertu de la commutativité des extrémités. De même, d'ailleurs, que ab=zba^ on a aussi les équivalences de notation :

a'b = ba\ ab' = b'a.

Les prolongements d'un segment ne sont pas des segments : on les appellera des rayons (demi-droites indéfinies). Ces rayons ont pour origine le point marqué par la lettre non accentuée.

Pour démontrer les propriétés des segments relatives à leur composition et à leur décomposition, il faut admettre les deux postulats suivants :

« VIII. Si c est un point du segment a6, et si d est un point du segment acy d est aussi un point du segment ab »; d'où il résulte aussitôt que le segment ab contient le segment ac^ le segment bc et le segment cd\ et que, semblablement, le rayon a!c est contenu dans le rayon a'b. On en déduit encore qu'il est impossible que b soit entre a et c et c entre a Qi b\ d'où il résulte que a6, a'b et ab' n'ont aucun point commun.

« IX.* Si c et d appartiennent au segment aô, ou bien ils coïncident, ou bien d est entre a et c, ou bien d est entre c et 6. »

De ce postulat on déduit que le segment ab est la somme logique des segments ac^ cb et du point c; que, si c est entre fl et 6 et c? entre c ei b, c est entre a ei d; que, si c est entre a et 6, d entre a et c, et e entre c et 6, c est entre d et e; que, dans le même cas, les segments ac et cb n'ont aucun point commun ; enfin, que si c et 6^ appartiennent à a6, le segment cd est contenu dans le segment ab *.

i* 11 ne faut pas confondre cette proposition avec celle-ci, que nous CouTURAT. — Les principes des mathématiques. li

Pour établir les propriétés des prolongements des segments, c'est-à-dire des rayons, il faut encore admettre deux autres postulats :

« X. Si c et c^ appartiennent au rayon a'hy ou bien ils coïqcident, ou bien d est entre b et c, ou bien c est entre h eXi, » Ce postulat est, pour le prolongement ba'y l'analogue du postulat IX pour le segment ab. On en déduit que le rayon b(^ est la somme logique du segment bc^ du point c et du rayon ca'; et que, dans la même hypothèse, le segment cd est contena dans le rayon ha' ,

« XL Si h est entre a et c, et c entre 6 et rf, c est entre a etd.»

Ce postulat permet de démontrer que, si b appartient au segment ac ou à son prolongement ac'^ les rayons ca' et cV coïncident (sont identiques) *.

On peut alors définir la droite (entière) ab comme la somme logique des points a et ft, du segment ab et de ses prolongements ab' et ba'. On démontre que la droite ba est identique à la droite ab\ que, sic est un point de la droite ab différent de a, la droite ab est identique à la droite ac\ enfin, que si cet rf sont deux points distincts de la droite aô, celle-ci est identique à la droite cd. Ainsi une droite est déterminée par deux quelconques de ses points.

Les postulats précédents suffisent à fonder la Géométrie descriptive de la droite. Avant d'aller plus loin, il convient de définir, toujours au moyen de l'idée de segment, des notions dont nous aurons besoin dans la suite.

Soit k une figure quelconque, c'est-à-dire un ensemble de points, et a un point. Par ak on désignera l'ensemble des points situés sur l'un quelconque des segments ax qui joignent le point a à tous les points x de k. Cette figure s'appellera la jonction de a et de k. Par a'k ou ka' on désignera l'ensemble

avons citée comme conséquence du postulat VIII: « Si c est entre fl et*, et d entre a et c, le segment cd est contenu dans le segment ab, «

1. Les deux postulats X et XI pourraient être remplacés par la proposition suivante: « Si les 2 segments ab, cd owi 2 points distincts communs, les 4 points a, 6, c, d appartiennent à un même segment. » (Pbano, Prmcipii di Geometria, p. 38.)

les points situés sur un rayon cix quelconque, où x est un point le &, c'est-à-dire Tensei^ble des points qui déterminent avec a les segments passant par un point quelconque de A. Cette igure s'appellera la projection de A à partir du point a, ou, rnivant l'expression imagée de M. Peano, Vombre de k éclairée m a. Enfin, par ak' ou k!a on désignera l'ensemble des points Àtués sur le prolongement ao delà de a des segments qui joignent a à un point quelconque de k.

De même, h et k étant deux figures quelconques, hk dési- SDera l'ensemble des points situés sur les segments qui joignent ebaqae point de A à chaque point dek; h'k désignera l'ensemble des points situés sur les prolongements de ces segments au delà du point de A;, et hk' désignera l'ensemble des points situés sur les prolongements de ces segments au delà du point de A.

1*68 notations aô, a'à rentrent comme cas particuliers dans celles-ci : le segment ab est idi jonction des points a et 6; le rayon a'b est l'ombre de b éclairé par a, La figure a'{ab) est la projection de ab à partir de a, c'est-à-dire le rayon qui a pour ongme a et qui contient b; c'est donc la demi-droite complémentaire de la demi-droite ab\ La droite ab se compose de «^', du point a et de a'{ab) *, et la demi-droite a'{ab) se compose de aô, du point b et de ba'.

Si ft et A sont deux classes de points, on a, indépendamment de tout postulat géométrique, et en vertu des seules lois logiques :

a {h ^ k)=ah'-^ ak a' [h^ k) = a'h ^ a*k

Et si A ky on a, dans les mêmes conditions :

ah o ak^ a'h o a'k^

Jesl-à-dire que, si l'ensemble h fait partie de l'ensemble /:, sa p^ûction ou sa projection est contenue dans la jonction ou la Mection de k (par rapport au même point).

• U rayon a\ab) peut aussi s'exprimer par a{a'b) ou a{ba').

Cela posé, on sort de la droite par le postulat :

« XII. r étant une droite quelconque, il existe au moins un point hors de r. »

Pour pouvoir déflnir le plan, on a besoin en outre du postulat suivant :

« Xni. a, A, c étant des points non coliinéaires, si ofest enlre b et c, et e entre a et dy le prolongement de ôe rencontre ac» (fig. 10), c'est-à-dire qu'il existe un point fiel que /* est entre a et c, et e entre b et f.

De ce postulat on déduit que : a{bc) o b{ac)y d'où, réciproquement : b{ac) o a(frc), et par conséquent : a{bc) = b{ac). Ainsi la

jonction de a et bc coïncide avec la jonction de b et ac (et par suite avec la jonction de c et ab). Cette figure unique s'appellera le triangle abc. En outre, si d est un point quelconque da segment bc, et f un point quelconque du segment ac, le segment dfesi contenu dans le triangle abc. Dans la même hypothèse [a^b^c non coliinéaires), si p est un point du triangle abc, celui-ci se compose du point p, des 3 segments pa^ pb,pc, et des 3 triangles pab, pbc^ pca. Si p et q sont 2 points distincts du triangle abc, le rayon p'q rencontre le contour du triangle; le rayon pq' également, de sorte que la droite pq rencontre le contour du triangle en â points situés respectivement sur les â prolongements du segment pq.

Cela posé, on peut définir le plan abc comme l'ensemble des 3 points a, 6, c, des 3 segments ab, bc, ca, de leurs 6 prolongements ab' et ba\ bc' et c6', ca' et ac\ du triangle abc^ des

1. La fîgure a'bc est la projection de hc depuis a, c'est-à-dire la partie du plan comprise entre le segment hc et les rayons ha' et ca'.

3 figures a'bc^ h'ca^ c'ab *, et des 3 angles a'b'c^ b'da^ c'a'b •. On voit que la définition descriptive du plan est bien moins simple et moins unitaire que la définition projective.

En revanche, on a une définition très simple du demi-plan, qui n'est, pas plus que la demi-droite, une notion projective. Soit r une droite, et a un point extérieur à r ; la figure a'r sera, dans le plan déterminé par a et r, le demi-plan qui ne contient pas a. L'autre demi-plan, qui contient a, sera r'ra (projection de ra depuis r). Ces expressions sont analogues aux expressions des demi-droites ab' et a'ab (séparées par le point a).

ËQÛn on démontre que, si d est un point quelconque du plan â&c, ou bien il est sur l'une des droites a6, 6c, ca, ou bien il est dans le triangle abCy ou a est dans le triangle 6cd, ou b est dans le triangle acd, ou c est dans le triangle abd\ ou bien enfin (là et bc se coupent, ou ac et bdy ou ab et cd. La réciproque est vraie, c'est-à-dire que si Tune de ces alternatives a lieu, le point d est dans le plan abc.

Pour établir l'unicité du plan déterminé par 3 points, on a besoin d'un nouveau postulat :

« XIY. a, b, c étant 3 points non coliinéaires, si d est entre

4 et c, et f entre a et c, les segments ad et bf se coupent (ont un point commun é) » (fîg. 10).

On remarquera combien ce postulat diflfère peu du précédent, et pourtant il a une portée déductive toute difFérente. On en déduit d'abord que, si l'on prend 2 points, l'un sur a'b, l'autre sur a'c, le segment qui les joint est contenu dans a'bc\ que, si l'on prend 2 points, l'un sur 6'a, l'autre sur c'a^ le segment qui les joint est contenu dans l'angle b'c'a. On démontre ensuite que le plan abc coïncide avec le plan aôrf, si d est un point du segment 6c, ou de la droite bc (autre que 6), ou même du triangle abc\ enfin, que, si d, c, /*sont 3 points non coliinéaires du plan aôc, celui-ci coïncide avec le plan def*

4- La figure a'bc est la projection de bc depuis a, c'est-à-dire la partie 'lu plan comprise entre le segment bc et les rayons ba' et ca'.

2. La figure d'b'c est en effet la projection de b'c depuis a (ou de a'c <lepuis 6), c'est-à-dire l'angle compris entre les deux rayons ca', cb'.

160 LA GÉ0MÉTR1£

On démontre aussi que deux plans qui ont 3 points communs j coïncident (sont identiques), et que la droite déterminée par ; deux points d*un plan est contenue dans ce plan. Ainsi se troa- | vent établies les propriétés essentielles du plan, qui lui ser?eDt | couramment de définition.

Les postulats précédents (joints au postulat de continuité) suffisent à la Géométrie plane. Pour passer à la Géométrie | « solide », il faut sortir du plan et admettre le postulat sui- ! vaut :

« XY. Étant donné un plan quelconque, il existe au moins un point hors de ce plan. »

On appellera complanaires les points situés dans un même plan. Si a, 6, c, d sont 4 points non complanaires, les figures a{bcd) et b(acd) coïncident; elles coïncident aussi avec c{M) et d(abcy Cette figure unique s'appelle le tétraèdre abcd ^ Soit e un point de ce tétraèdre, celui-ci se compose du pointe, des 4 segments ea^ e6, ec, edy des 6 triangles eab, eac^ ebcy** et des 4 tétraèdres eabc^ eabd^ eacd^ ebcd. On démontre que chacun des prolongements d'un segment contenu dans le tétraèdre rencontre sa surface (c'est-à-dire une de ses 4 faces abc^ abd...) et que, si e est un point de la face bcd et /'ua point de l'arête arf, le segment ae rencontre le triangle bcf. On établit encore le théorème suivant : « Étant données deux droites dans un plan et un point hors de ce plan, les deux plans qui joignent ce point respectivement à ces deux droites ont une droite commune ». Ce théorème a pour conséquence le théorème des triangles homologiques dans l'espace, et par suite dans le plan. On voit que ce théorème dépend du postulat XV, qui implique la troisième dimension de l'espace*.

Pour prouver que, si deux plans ont un point comnaun,

1. Un tétraèdre peut encore être considéré comme la figure {ab){cd], ou (ac)(6d), ou {ad){bc).

2. Pour prouver que ce théorème dépend du postulat XV, M. Pbaso montre que, si Ton substitue au plan une surface quelconque, et aux i droites les géodésiques de cette surface, les 14 premiers postulats pourront être vérifiés par les points de cette surface sans que le théorème ^ de Desargues soit vérifié. Il est toutefois vérifié sur les surfaces à cour- \ bure constante {Revue de Mathématiques, t. IV, p. 73).

ils ont une droite commune, il faut limiter à 3 le nombre des dimensions. C'est ce qui résulte du postulat suivant :

« XVI. Étant donnés un plan p et un point a hors de ce plan, on prend un point b sur le prolongement d'un des segments qui joignent a au plan p ; alors, si x est un point quelconque, ou bien il appartient au plan py ou bien le segment ax rencontre le pian p, ou bien le segment bx rencontre le plan p. »

Ce postulat signifie, en somme, que le plan partage l'espace en deux régions qu'il sépare, de sorte qu'on peut parler des deux côtés du plan. Deux points a, b sont de côtés opposés du plan, si le segment ab le rencontre (le perce, comme on dit); ils sont du même côté, si le segment ab ne le rencontre pas. Étant donnés 3 points a, 6, c hors du plan, si deux d'entre eux sont de côtés opposés, le troisième sera du même côté que l'un des deux premiers. Cela revient à dire que le plan p coupe deux des côtés du triangle abc, mais non le troisième, il en résulte qu'une droite quelconque du plan abc coupe deux des côtés du triangle abc, et deux seulement, ou n'en coupe aucun K

Les considérations précédentes amènent à concevoir le demiespace, c'esl-à-dire l'ensemble des points situés du même côté d'un plan. Soit p un plan et a un point hors de ce plan; la figure a'p sera la projection du plan p depuis le point a, c'està-dire le demi-espace qui ne contient pas a. Le demi-espace qui contient a (complémentaire du précédent) sera représenté par p'pa, projection de la figure pa à partir du plan p.

Pour compléter les principes de la Géométrie descriptive, on n'a plus qu'à énoncer le postulat de continuité :

« XVJI. Soit k une classe de points contenus dans le segment ab; il existe un point x du segment ab (ou coïncidant avec b) tel qu'aucun point de k n'est entre x et b, et que, pour tout point y pris entre a et x, il existe des points de k situés entre y et 6. » En d'autres termes, si l'on emploie les expressions i'ava7it et d'après (qui supposent un ordre entre les points de ab,

4. Proposition admise comme postulat par Pasch {op. cit., § 2, Principe IV), et par Hilbert {Grundlagen der Géométrie, Axiome II, 5).

de a à 6), le point x esl tel que tous les points de k sont avant lui, mais qu'il y a des points de A: après tout point y situé avant x. Le point x est pour ainsi dire la limite postérieure de Tensemble k. Il va sans dire que, en vertu du même postulat, il existe aussi une limite antérieure du même ensemble. Suivant une remarque de M. Pf:ano lui-même S on aurait pu prendre pour notion première, au lieu du segment (fini), le rayon (infini), et définir le segment au moyen du rayon : en effet, le segment ab est la partie commune aux deux rayons que nous avons appelés a'ab et b'ba. Cette remarque enlève toute portée aux considérations empiristes par lesquelles M. Pasch croit devoir justifier le choix de ses notions premières, le segment fini et la portion de plan finie ', sous prétexte que nous ne percevons jamais que des portions finies des droites et des plans que nous offre l'expérience '.

Depuis que ce chapitre est composé, M. Oswald Yeblen a publié un nouveau système d*axiomes pour la Géométrie, qui constitue, semble-t-il, une simplification et un perfectionnement de la Géométrie descriptive*. Pour le dire en passant, ce simple fait prouve combien ces recherches de Logique mathématique, ignorées ou dédaignées des mathématiciens français, sont en faveur dans les autres pays •. Nous croyons donc devoir donner à nos lecteurs un bref aperçu de ce travail.

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