IT
LES ï;mm w vmo?E.
la numéro 6 du mridor rouge. Capondini soD éciou m M
n Lorsque M. Dubois était préfet de police, et c'est un fait quetUMB tenons de k liooehe même de son ite, un employé qui mettait quelque ordre dans les arobiyeB, lui présenta un oertîlkat en Terlu duquel Joséphine était sortie de prison. M. Dubc^t peBMBt qu'une pareille plèee ne derait pas lester dans les carions, la mit dans sa poche. Qu'il l'ait gardée ou qu'il en ait lait hommage à l'empereur, c'est ce que j'ignore; mais^ on sent que le même molif qui a fiût euleier le certificat a bien pu faire disparaître i'écrou et la mention nominative au f^iertoire. »
Il y a des choses vraies dans cette note de M. Barthélémy Maurice; mais I'écrou de Joséphine n'a pas disparu des regia-' très, comme il le croitr car nous l'avons retrouvé; seulemeiil nous l'avons retrouvé à la seule place où il doit être , c'est-àdire à la prison des Carmes. Nous allons donner ces deux pièces authentiques et inédites, qui fixent d'une manière certaine ce point de l'histoire contemporaine.
La prison des Carmes a deux soTtès de iqi^tres: le premier
a Vetu^ suivant:
Rùgi^ émm de kmmtMtmrH êSudmCmm» cm*
meiicé le 28 germimlf l'an detixième de la république me, indivi-
îoneierge dfi UtàiU motion»
Ces! le ngifitre particulier du concierge» son mémento, smf lequel il s'est kiriA à tivnsoriie Im ivdies d'amesl^^ Ut l'ordre auivanii
SAINTE-P^GtB. ^
« SBCTION DKS TUILERIES.
n COMilà HÉVOLUTIOMNAIRB»
» Le oonoierge de U maison d'arrêt des Cannes reoem la dtoyeUMi teabmiiBf femnedu iséaéral» suspecte, aux termes de la loi du 17 flèpCevibie damier, pour y être détenue juaqii'à ce qu'il au soit autremaul ordonné al par wmn da aùraté généfiOe.
» Ftatt a« ooHié la d teéalda l'an n da te i^uUiqa^
et indivisible.
» Sipii : Fiuw» GàNiCi Moubad^ Uooubb^ Uudy, Louis- FBAMçaMGBâaTv et Qamm. »
té tt^idtld ngf^ est 'plus authentique encore : e'eat le registre légôt é%!h*ttr;nVftHèr*b1^^ - • - '
« Le présent registre, contenant cent quatl^vingt^dit femKi. léts, a été coté et paraphé par première et dernière, par nous, ' oftMèM ÉlUiiôtpatlt tt- àdkititt^^
police, pour servir au concierge de la tnalsdti de* Ùi1i4Êltt%^*^ actiré jôur{>ar jotir et sans aucun blanc, les prisonniers qui lui seront amenés pour étie confiés t'Éi itÉlltté^*'a1r6e Iti^^ conlorme aux litres des différentes ( olotïlieià. Fàit tttl dépttttem^t de policé, k là mairie, le 28 pluviôse de l'an èecôûd de la répukliqdedÉe «ttdrHrtblë. " ' ^ . ,
» Si^né : Figuet, MÉNEssiiiu, OkfÉÉli, Heus&êe, administraléjHa de police. M ' '
;*îij ti'i'i iBq t/ .i-i , ^ Qn lit ensuite à la date du 3 floréal : '
Ordre du S floréal. — Beaohamais, femme de l'ex-général. Sif^nalement non porté. — Par mesure de sûreté générale, y
us FUSONS l>E L*EUBOPB.
U est évideat que l'ordre du comité des Tuileries ft été aiécuté chez madame de Beauhamais; qu'elle a été arrêtée diei elle et non transférée d'une autre prison à celle des Carmes. S'il en eùl été autrement, le registre d'écrou mentionnerait la prison d'où elle sortait, et d'ailleurs les oomîtéB léfolutioanaires avaient biett le droit de Inre arrêter à domicile , mais non celui d'ordonnei' des transferts. Ces mesures regardaient les administrateurs de police. H est donc bien certain que Joséphine, lors de son arrestation, a été eoiididto aux Cames; rien sur le registre ne dit qu'elle ait été transférée ailleurs, comme rien da reste ne dit qu'elle ait été mise ea liberté. A cet égard le registre est mnet «1 ne eontieDl que des blancs. Mais xNougaret rapporte dans ses Prisans la relation d'un nommé Loittant, successiTenant détenu pendant trois cent cinquante jomsauxlladekmnettes, à Pori-Lihre et aux Cannes; ce prisonnier dit que Joséphine habitait cette dernière prison, qu'elle y aicQu la lettre si connue de son mari, en date du 4 thermidor» et qu'elle y rata jusqa^au 19 on au 90 de ce mois, époqueàla quelle elle obtint sa liberté par Tallien. Ces documents ])e peuvent piuâ laisser aucun doute.
Nous avons voulu aller plus bin dans nos investigations; nous avons redierdié l'ordre original concernant Joséphine, qui, comme les autres, devait être déposé aux archives; nous ue l'avons pas trouvé. C'est sans doute par suite de la mesure prise par le préfet Dubois, que H. Barthélémy Maurice dit lui avoir été racontée par son fils. L'assertion de cet écrivain à l'égard des dix-huit mois de captivité est aussi tièsrréelle, puisque séphine n'est restée aux Carmes que depuisleS floréal jusqu'au 20 thermidor au plus tard.
fiAorn-ptuai. m
Noos aroDS cru deroir placer la rectification de cette erreur eaécmant l'hisloire de la prison à laquelle elle s'applique; quant aux détails de k captivité, eUetrouyem sa place dans la maison des Carmes.
Le loeal des hommes à Sainte-Pélagie, situé en face, comme nous l'avons dit, était le même que celui des femmes, et les prisonniers étaient soumis à un régime semblable. Ainsi qu'on Ta vu. les deux quartiers pouvaient communiquer ensemble et se diie quelques mots.
L'épicier Coney, que nous avons mentionné dans le Temple pour sa complicité avec le baron de fiatz, était prisonnier avec le comte Laval Montmorency, le marquis de Pons, Sombreuil, ancien gouverneur des Invalides, etc. Il s'amusait un jour à envoyer des baisers k la princesse de Monaco, dont la croisée était en £iee. Le marquis de Pons, qui était présent, lui dit avec sévérité :
làttt que vous floyei bien mal élefé, monsieur Gwtey, pour vous familiariser avec une personne de ce rang-là ; il n'est pas étonnant qu'on veuille vous guillotiner avec nous, puisque
vous nous traites en éisl*
En effet» tous ceux que nous venons de nommer lurent guillotinés pour crime de conspiration royaliste.
Nous pouvons, du reste, donner une idée plus positive du
régime de celte prison, qu'un prisonnier, le médecin Lafisse, nous a transmise en vers composés à Sainte-Pélagie même (2). En voici quelques fragments. L'intérêt qui s'y attache tient surtout à l'endroit oii ils furent faits.
nmceMnidM
Ob Mt, M MBia^ M lAit «I rM disên^
IM US PSMife M tMMon
0b ifMÎlIcftpotf btittMhét lifiÉd
ftt iMiMMiii de roâmiHH— (iiiii.
On ne voit point. (î.in« ro sofnbre manoir. D'où vient le vf ni qui «ouHle sur la 9f{ La promenade est un corridor noir, Qn'édaire i peine une leale fenêtre»
Bn MM flflÂi iMMi iMUt «Mial Qid ItiMBt toirits mnvtUt^va hrnmm^ Wtm tïïÊfméê, ÊtAUêm foricalpêtra.
Aa point du jour un pesant balayeur t>u corridor vient gratter la longueur»
El lentement déplace la poutsièrti
D'un gnidralicf TolBdeiiie main,
DtlOf venous vient oonlr U fermre.
Chacun alors peut se mettta en chemin , Mais MHS beaucoup l'dloi^ner de son glt% Dans le quartier une horloge maudilCt î>ont le marteau paresseux et tritiiàhl
A<M»it<w»iiidmiiir(
Innonee QMhcar» an ploi m bout de qualité mêOÊêé eneor ploi da tfai^Ma fa^jM
Lorsque la nuit revient dan<! ce s(<jour, "Trois fois 1.1 clorlie .'innonc<? 1.1 ctOtufe. Vft fBicbttier avec son giof piloo, B— WaWa à aandeaanliott de fargoo.
De Boa baman aonda b caotaiMMi
Sur les barreaux mis verticalement, Fn ligne oblique, il touche aree adréne» Faisoiit tinter à son tour chaque pièce Pour Être sûr que le tout soit en lier. Ihiix le eonciergé àtet dèi ^etts sévères
Bft ptlHuMIUéiliift t Biiiaahv «Mi MNft Toot cda ftit, oa hfm^ktimnm»
nos ancieMi mumamasm^, nom retrouvoi» k
Sainte-Pélagie Lepilre.
Un jour qu'il assistait au conseil géxî<W, on lui présenta un papier couvert de sif^oatures pour y apposer la mm^ i croyant que c'était la feaQle de présence, il «i^a comme lea autres; mais, instruit que cette pièce était une adresse contre les girondiiis« alors prisoimien)» et doui le parti montagnard demandait è grands cris le jugement, il se leva et alla biffer sa signature. Cette démarche souleva contre lui tous ses collègues» et l'un des Substituts de la Commune, Réal, que nous avons si imovent mentionné dans ce Uvre. demanda contre lui la censuré au sein du conseil comme lAche et menteur. A partir de ce jour Lepitre ne rqNirut plus à la Commune, s'attendant chaque jour à être arrêté.
Le 7 octobre, en soupant avec sa famille, il disait en riant que si on voulait le mettre en prison et qu'on lui donnât le choiï, il désignerait Sainte-Pélagie, oh se trouvaient plusieurs personnes de sa connaissance. Le lendemain 8, de grand matin, un membre du comité révolutionnaire venait Tafréter et le conduisait précisément à Sainte-Pélagie. Il y l'ut mis d'abord au secret; mais d'après ce qu'il nous dit lui-même, ce secret n*était pas bien rigoUMk, cari) pouvait wtût de sa ceBifle et communiquer avec les autres prisonniers.
Peu de temps après son arrestation, on lui amena pour eonn pagnon de captivité mi nommé tiàifenf, officier municipal comme lui. Lebœuf était impliqué dans la môme affaire que Lepitre. n élaH d'ul^earactèfe'dottx et *kîmidB. L'heure de se coucher étant arrivée, il s'approcha de Lepitre ef lui deinafida en tremblant s'il ne trouverait pas mauvais i;iu'il priât Dieu.
— - Gomment donc I s'éeria Lepilie; psBSoi WH que je n'y croie pas? Priez, mon cher, et ]e prierai avec vous. J'ai plus