‹ Les prisons de Paris; histoire, types, moeurs, mysteresChapitre 4 sur 41 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

de fous et de criminels, tristes familles qui ont entre elles une si terrible analogie; Fincenn« nous offrira le répertoire dramatique de ses registres, de ses lettres de cachet, de ses ordres du roi ; la Roquette yhérUieTe de Bicétre et de la Conciergerie, nous présentera ses hôles, .qu'elle couvre de haillons pour les envoyer au bagne, ou de la camisole de force pour les envoyer à l'échafaud; enfln, pour que la comédie se joue après le drame sur la scène de nos prisons, les comédiens d'autrefois nous attendent au Fort-l'Evéque, bâti par rintolérance religieuse, et les dissipateurs d'aujourd'hui nous attendent à la maison de Clicht/y édiûée par l'intolérance commerciale.

Nous avons essayé de déchiffrer, sur les dalles des cellules et sur les pierres sépulcrales des cachots , l'histoire secrète et publique des prisons, c'est-à-dire la dernière page du livre de la vie sociale, toute flétrie par les larmes, par le sang et par la boue. Les hôpitaux et les prisons, voilà les deux derniers mots de la société : on a fait les uns pour des inflrmités qui ne sont que des misères ; on a fait les autres pour des infirmités qui sont des fautes, des vices, des malheurs ou des crimes.

Pour qu'un pareil ouvrage pût inspirer un intérêt véritable, un intérêt général, il devait renfermer en même temps une histoire, un drame et une idée : nous avons consulté les historiens; nous avons emprunté aux chroniques, aux mémoires, aux souvenirs littéraires, l'odyssée dramatique des prisonniers célèbres; enfin nous avons peusé quelquefois, en nous préoccupant des droits de la justice et de l'humanité.

Nous ne terminerons pas cette Introduction, qui n'est qu'une simple note historique, sans remercier notre éditeur et notre ami, M. Gustave flavard, qui nous a aidés de ses conseils, de son intelligence, de son dévouement ; nous remercions aussi les artistes qui nous ont prêté le secoues de leur crayon et de leur esprit ^ c'est là une double et précieuse collaboration qui se nou« manquera pas sans doute dans notre Histoire secrdle et publique d& la police ancienne et moderne.

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