Voyez aussi l'Homme aux quarante écus
3i4 LE DÉPÔT DES CONDAMNÉS — GHANDis-ROQinm
certains écriyains et de certains orateurs politiques, la nécessité démontrée et le dessein arrêté d'abolir la peine de mort. 11 fut certain pour eux que la société exerçait une détestable vengeance, qu'elle égorgeait les criminels.
Les partisans de l'abolition n'ont, en somme, à exprimer qu'une manière de sentir qui leur est propre. Ils Texpriment fortement et c'est de l'abondance du cœur que leur bouche parle. Us ont tous imité Beccaria et mérité jusqu'à nos jours le même reproche. Us n ont pas, soit dans leur pensée soit dans leur parole, assez de mesure et de modération. Il est très difficile, quand on croit parler au nom de l'humanité, de ne pas tomber dans la déclamation.
Depuis la Révolution française, la question de la peine de mort fait partie d'un programme politique. Elle est mise en discussion dans chaque nouvelle Assemblée. En 1791 S en 179S % en 1810 «; en 1824, en 1830, en 1832, en 1848, en 18S4 au Corps législatif, en 1861 au Sénat, en 1865 *, en iS1^2, elle est traitée par les meilleurs orateurs : S'il faut l'avouer, la première discussion, celle de 1791, à laquelle prirent part le rapporteur du projet de Code pénal, Lepelletier de Saint-Far geau, et Adrien
i. Assemblée nationale, séances du 23, 30, 31 mai 1791.