‹ Les prisons de ParisChapitre 111 sur 118 · PATROKAGE OES JEUNES DÉTENUS · texte numérisé non relu

PATROKAGE OES JEUNES DÉTENUS

maisons spéciales en 1876 '■ C'est à peu prè 'toéme nombre qu'aujourd'hui *.

Les jeunes filles surtout, sont appelées dan; établissements, et surveillées, soutenues dan: efforts qu'elles doivent faire pour se corriger, une sollicitude, un intérêt, dont il est à [ nécessaire d'expliquer la cause. Elles se soume à la discipline avec moins de peine que tes gar et se laissent mieux diriger.

Toutes ces œuvres ont le même but.

Sans doute, un grand nombre de femmes qui au Refuge, n'ont pas commencé par subir l'en sonnement à Samt.Lazare. Hais soit qu'elles soi de prison, soit qu'elles aient elles-mêmes sen nécessité d'être protégées contre la séduction sens et contre un entraînement auquel elles ne raient pas résister, c'est toujours de filles ayan une mauvaise conduite, ou ayant commis que délit prévu par le Code, qu'il s'agit.

Un sait déjà que l'Administration a pris le parti de placer dans des établissements relîg les jeunes filles que leurs parents voudraient mettre à Saint-Lazare en correction paternelle

I d'édacation toadi< ts da Salnl-MJchel. I< PsBC«ur.'SdDie-AnDe. OBovres CHlholiques. — OEuvre ds relèvi de l'inititntion das diaconessas, Damas de Snint-LUBre, Haix laluge. OBuvies protestauKa. — lUiion dn rofuge isratlile, etc

plupart de ces maisons les reçoivent. Il y a loin de ces petites pensionnaires propres, gaies dans Touvroir, un peu turbulentes encore, mais se con'igeant peu à peu, aux jeunes détenues dont elles devraient partager le sort dans la prison.

Les maisons religieuses qui reçoivent de l'État soixante centimes par jour pour chaque jeujie détenue, ont, en même temps que le disciplinaire^ une retenue pour les filles condamnées dont elles consentent à entreprendre Téducation. Il est certain qu'on ne réussit pas toujours à détruire les germes mauvais et à rendre ces jeunes filles capables de lutter victorieusement contre leurs mauvais instincts. Des correspondances peu édifiantes sont saisies plus d'une fois. La rébellion n'est pas rare, ce qui force la surveillante à avoir recours au cachot. Certaines têtes folles et romanesques de filles, rêvent l'évasion, moins difficile qu'à Saint-Lazare ou à la colonie, et, quelque nuit, passent, ordinairement sans succès, du projet à l'exécution. Mais on réussit souvent. L'éducation correctionnelle des filles, continuée avec persévérance et bien ^entendue, donne de bons résultats. C'est incontestable.

Les présidentes, directrices et supérieures des œuvres, asiles et refuges, doivent à l'expérience de bien connaître aujourd'hui les jeunes filles qu'elles reçoivent. On garde ici seulement les filles que le repentir, après une chute, amène au Refuge, et là.

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