‹ Les prisons de ParisChapitre 14 sur 118 · LA PRISON DES JEUNES DÉTENUS · texte numérisé non relu

LA PRISON DES JEUNES DÉTENUS

Le mineur de seize ans arrive h la Petite-R qiiette après un séjour nécessairement très cot

au dépôt.

34 DÉTENTION PRÉVENTIVE — I. petite-roquettb

Ce luxe de grilles doublant les lourdes portes de ehêne qu'on remarque dans les prisons d*ho;nines où l'Administration doit toujours prévoir un eflort subit, une révolte des prisonniers *, ne se retrouve pas dans la prison des jeunes détenus. L'exaspération des captifs n'est pas à craindre, et tout le personnel d'ailleurs, du directeur à l'employé au greffe, du brigadier aux surveillants, comprenant Futilité d'une bienveillance, d'une douceur recommandée qui n'exclut pas la fermeté, se montre volontiers disposé à l'indulgence.

Les premières formalités remplies, au greffe, tout près de la petite porte d'entrée qu'on aperçoit du ^ dehors, l'enfant traverse la première cour. Il prend un bain, se fait couper les cheveux, reçoit, au lieu des habits qu'il portait, le costume de la prison et se soumet à l'examen médical. Puis, il monte, pour se rendre à sa cellule, au premier ou au deuxième étage de l'une des six divisions. Les petites fenêtres grillées que les passants aperçoivent en suivant l'avenue, éclairent ces étages, ces galeries, non les cellules mêmes. Au centre, une communication existe, par des bâtiments intérieurs, entre la chapelle et toutes les divisions.

Un lit, une table, un banc, une étagère, un carton suspendu portant le numéro d'écrou, l'eau

f. Comme à Nice, une dernière fois, en 1879.

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