LE CODE ET LA LOI DE
vingt ans, si, avant cet âge, ils n'ont pas contracté un engagement régulier, dans les armées de terre ou de mer.
La loi du S août 1850 réglait l'éducation et le patronage des jeunes détenus.
Les agriculteurs se plaignaient ce du manque de bras » dans les campagnes. Il parut uaturel de décider que les enfants conduits dans une colonie pénitentiaire « seraient appliqués à l'agriculture et aux diverses industries qui s'y rattachent ». Pourquoi cette réserve? Pourquoi désigner une progression à laquelle les jeunes détenus devront se consacrer exclusivement? Toutes les filles s'appliquent-elles avec un succès égal aux mêmes travaux? Les jeunes Parisiens consentiront-ils jamais à passer leur vie à la campagne ? Les nouveaux projets rédigés permettent avec raison de donner aux jeunes détenus l'éducation industrielle et maritime, aussi bien que l'éducation agricole.
Aux termes de la même loi, les colonies pénitentiaires reçoivent, en même temps que les enfants ayant agi sans discernement et non rendus à leur famille, les condamnés à un emprisonnement de plus de six mois et qui n'excède pas deux ans*. Etrange décision ! Les enfants, et surtout les enfants détenus auxquels on aurait tort de croire que les distinctions