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44 DÉTENTION PRÉVENTIVE — I. petite-roqukttb

OU les nuances échappent, vont Taire celte remarque: les plus coupables qui ont fait le mal avec discernement, ne sont retenus qu'un an, d6U3L ans au plus, et nous, au coatraire, irresponsables, presque innocents, nous sommes obligés de rester ici jusqu'à la vingtième année. C'est certainement injuste, et ceux qui se plaindraient auraient raison. II faut n'envoyer dans les colonies pénitentiaires que ceux qui ont agi sans discernement. Tous les autres ayant subi une condamnation de plus de six mois, doivent entrer dans les divers quartiers des maisons correctionnelles.

Enfin, les particuliers devaient avoir le principal rôle dans la création des colonies. Le Ministre pouvait passer avec leurs établissements dûment autorisés des traités pour la garde, l'entretien et l'éducation d'un nombre déterminé de jeunes détenus. A l'expiration d'un délai de cinq années seulement, si tous n'étaient pas placés, l'État devait intervenir et créer i ses frais des colonies publiques. On sait aujourd'hui que les particuliers n'ont souvent tenté l'entreprise que pour s'enrichir. La coexistence d'établissements publics et d'établissements privés est indispensable.

Il suffit, d'ailleurs, de se placer au point de vue de la détention préventive des mineurs, pour signaler les défauts du système actuel et comprendre la nécessité d'importantes modifications.

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