LE CODE ST LA LOI DE
Pourquoi exiger, par cscmple, que l'enfant ait 6té jugé , pour l'envoyer dans une maison de réforme? n n'est pas possible, on le sait, d'espérer que certains enfants vicieux, détenus par voie de correction paternelle, seront rendus à leur famille, meilli transformés, après un court emprisonnement la maison d'arrêt. U devrait donc être permis d mettre immédiatement, sur l'avis conforme du cureur de la République, dans une maison df forme ou dans une maison correcUonnellc.
On aurait tout dit, si, dans les départements quartier distinct s'ouvrait pour recevoir en ce) les enfants mis en prison. Mais les lieux de détei oît le système de l'isolement est appliqué son core les moins nombreux. Qu'on se hâte d'il en cela la Petite-Roquette!
La proposition de juger les enfants à huisa même été faite dans le but d'épargner l'ineffai impression, la honte de l'audience publique mineurs de seize ans qui sont présumés avoii 8ans discernement. N'est-ce pas un peu la Pré tion inutile? 11 est bien tard, ^rès l'arrestatio: commissariat de police, le dépAt, la maison d'à la voiture cellulaire, après tant d'émotions dive pour user de méuagemenis.
46 DÉTENTION PRÉVENTIVE — I. petitï-roqdetïe
§IV
PaOTECTION P&ÉYENTIVE AUX ABANDONNÉS
Il faudra, certes, faire dans Tintérêt de l'eni'ance coupable les réformes dont le plan vient d'être exposé. Mais devra-t-on s'en tenir là? Non. Dire que, pour un grand nombre d'enfants, l'entraînement, la chute a des causes morales, l'absence des parents, le dénûment, les mauvais conseils, c'est dire qu'il est juste, non seulement après cette chute, de comprendre et d'avoir pitié, mais encore de chercher par quels moyens il eût été possible de la prévenir.
Nous avons plusieurs fois, en étudiant les questions pénitentiaires, demandé d^utiles renseignements et fait d'heureux emprunts à l'Amérique, à l'Angleterre. Devions-nous, cette fois encore, trouver au dehors, découvOTte et, bien plus, créée, déjà reconnue bonne, l'institution dont le besoin se faisait sentir en France ? Quelques écrivains l'ont pensé. Pour eux, l'asile naturel des jeunes mendiants ou vagabonds, des malheureux qui ne sont pas encore des coupables, c'est l'école industrielle. *
. Œuvre particulière aux Etats-Unis, établissement jv"^ privé, l'École rend des services à raison desquels
i. E. Robin, Dm EcoU* industrielles, 1879^.