‹ Les prisons de ParisChapitre 27 sur 118 · M. Jules Bt^ETOv, Jeanne · texte numérisé non relu

M. Jules Bt^ETOv, Jeanne

CE QU'ILS DEVI^ffiEMT 58

il a pris le parti de se séparer d'eux, pour n'avoir plus à supporter le dédain, les injures et les coups. N pas encore de métier, il a été arrêté comme vagà

Celui-là, bientôt remarqué par les agen patronage, n'aura qu'à choisir la Société à désire obtenir l'appui. Il évitera certainement envoyé dans une colonie pénitentiaire.

C'est toujours de la bienfaisance, mais de la t'aisance facile. La charité est patiente, écriv; apôtre. Il y a plus de difficulté, et plus de i encore, à rendre le même service aux aut ceux dont l'observation seule révèle peu à p qualités.

§ VI

CE qu'ils deviennent

Les condamnés à six mois et au-dessous sut l'emprisonnement à Paris. C'est le petit no Assez souvent, avant la fin de leur peine, le ciélés de patronage obtiennent pour eux la liW provisoire, les reçoivent dans leurs asiles, ouïe: tent en apprentissage. Plusieurs retrouvent la fa

Les autres, en plus grand nombre, quittent pour aller recevoir dans des établissements p ou privés l'éducalion correctionnelle. Sans co

60 DÉTENTION PRÉVENTIVE — I. pbtitk roquette

les quartiers correctionnels occupés par les jeunes détenus dans certaines prisons, cinq colonies agricoles sont réservées aux garçons, les Douaires» Saint- Bernard, Saint-Hilaire, le Val-d'Yèvre, Saint-Maurice*, et deux aux filles, Nevers et Sainte-Marthe*. Il y a plus de quarante établissements privés.

Quel est l'effet de cette éducation?

La statistique révèle, dans les colonies, 14.10 p. 100 dans les quartiers correctionnels, 43 p,, 100 et, dans les établissements consacrés aux filles, 6 ou 7 p. 100 récidives. Il est plus simple encore de compter les rechutes à la rentrée des anciens détenus dans la maison d'arrêt même. S'ils sont sortis de quelque colonie publique ou privée, les prévenus l'avouent sans peine.

Plusieurs ont été soldats. Ils viennent d'être arrêtés pour vagabondage parce qu'après le séjour à la colonie, après le service, ils sont restés sans ouvrage, n'ayant véritablement aucun métier.

Ceux qu'on arrête sont presque toujours accusés, non de crimes, mais de délits, escroquerie, mendicité, vagabondage. L'éducation de la colonie, suffisante, semble-t-il, pour arrêter les progrès du mal, ne les a pas délivrés cependant de la paresse et des mauvaises habitudes.

•I. Dans les déparlements de l'Eare, du Nord, de Loir-et Cher, de la Vienne et da Cher.

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