‹ Les prisons de ParisChapitre 45 sur 118 · LES PRÉVENUES · texte numérisé non relu

LES PRÉVENUES

La prudence conseille d'éloigner de Saint-Lazare tout être qui n'est pas encore perdu.

On a pris le parti de séparer des autres, d'abord, les filles en correction paternelle ; puis, de ne les conduire plus à la prison et de les placer dans des établissements religieux. Elles sont reçues dans ces asiles depuis 1873.

Tout ce qu'il y a d'heureux dans cette innovation peut se résumer en un mot : ce n'est plus la prison.

D'abord le costume adopté n'est point celui des détenues. Ces filles, toutes jeunes, passent de l'ouvroir à l'école et de l'école au dortoir, tête nue, les cheveux flottants ou rassemblés, à leur gré, sous les mailles écartées d'un léger filet. Elles

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