Discussion terminée à la vingtième séance, le i9 mai i%H
200 PRISONS DÉPARTEMENTALES — I. saintb-pélagib
de Cassation, des Cours, des préfets *. Quatre ans, elle étudie, consulte, prolonge la discussion dans les commissions et sous-commissions. Elle examine tout avec une attention si scrupuleuse que la Révolution de 1848 ne lui laisse pas le temps de faire une loi et de conclure. En attendant, l'Administration refusait d'autoriser les réparations dans les prisons. La transformation n'était-elle pas prochaine ? On attendit ainsi dix ans *.
M. Dufaure, en 1849, indique d'un mot les progrès accomplis et l'état de la question : « Les per- » sonnes sérieuses sont unanimes pour l'isolement, » quand il n'excède pas une année ' ».
Pendant la période de la monarchie de Juillet, la France ne s'occupait pas seule de ces questions. La Russie en 1835, la Prusse en 1836 *, la Belgique en i839, la Suède *, commençaient leurs expériences. L'Angleterre, depuis 1838, avait un pénitencier cellulaire modèle, et la Suisse, la Belgique, ayant adopté le même système, deux nouveaux pénitenciers s'élevaient, à Genève et à Louvain. Des représentants de ces différents pays, se réunissaient en Congrès à Francfort-sur-le-Mein, en 1846.