LA VIE EN CELLULE
cellulaire, soit au quartier commun d'une prison départementale. Il n'apprend pas réellement un état pendant l'année qu'il peut passer là. Quand il sort, . il n'est ni cordonnier, ni tailleur, ni menuisier. Il ne sait pas l'un de ces métiers qui lui permettraient de vivre partout où il pourrait aller.
Par malheur, les libérés ont plus d'une fois l'ocr casion de le regretter amèrement. Quelle maison de banque ou de commerce consentirait à recevoir un caissier déjà condamné pour vol? Les employés aux écritures trouvent difficilement de nouvelles places. L'apprentissage complet qu'ils feraient d'un nouveau métier, surtout manuel, serait un grand bienfait pour eux. Or, cet apprentissage, ils. ne le font ni à la prison départementale parce qu'ils y passent trop peu de temps, ni, parfois, à la maison centrale, à cause de l'extrême division du travail imposée par les entrepreneurs. C'est un grave défaut, une lacune qu'on pourrait combler, sinon dans les prisons de Paris, du moins dans les maisons centrales.
Mais il faut se borner à cette exigence et ne demander que les choses possibles. Le travail dans la cellule procure la distraction: c'est l'essentiel. Il permet aussi d'obtenir à la cantine un supplém^t très nécessaire de nourriture.
 six heures ^, aussitôt après stm. Lever, le dé-