BÉRBNGBR, De la Répr&tiion, etc
308 LE DÉPÔT DES CONDAMNÉS — grande-roqubtte
Algérie. Quelques années après un couveau décret désignait la Nouvelle-Calédonie pour recevoir, à titre d'essai, des condamnés aux travaux forcés *. En 1867 enfin, le ministère de la marine dans les attributions duquel se trouvent les établissements pénitentiaires, adoptait définitivement la Nouvelle-Calédonie, située à trois cents lieues du continent australien, comme colonie pénale à Tusage des condamnés européens.
En mars 1864, la frégate Vlphi génie déposait dans cette île les premiers transportés.
Les résultats obtenus ont-ils été satisfaisants? C'est poser la question même sur laquelle se divisent les adversaires et les partisans de la transportation.
Les premiers critiquent tout ce qui a été fait.
Ce n'est pas une peine. En efiet, une peine doit produire l'intimidation, et ici, loin d'être intimidés, les criminels craignant la réclusion, appellent la transportation de tous leurs vœux. Ne voit-on pas plus d'une fois l'avocat demander sérieusement aux menibres du jury de refuser les circonstances atténuantes, les supplier au nom de son client de répondre un « oui » bien sec, d'aflSrmer qu'il y a eu crime et un crime que la loi punit des travaux forcés, afin que celui dont il avait mission de présenter la défense, soit condamné au maximum et envoyé à la Nouvelle-Calédonie? N'est-il pas facile également