‹ Les prix: du commencement du XIIIe siècle a la fin du XIIIeChapitre 32 sur 36 · TOME CXXXV · texte numérisé non relu

TOME CXXXV

et aux villes de la grant povrelé qu'ilz du cher temps et de la famine souffroient par la maldicte guerre qui toujours croissoit. » (Cependant le Bourgeois dit qu'il y avait de grands approvisionnements dans Paris.)

« La famine estoit si grande es pays entre Saine, Loire, Brie et Ghampaigne... » {Chronique de Jean le Fèvre, seigneur de Saint- Rémy^ édition Morand, t. Il, p. 39.)

Une ordonnance ^fixa le prix des choses. Mais la récolte de 1422 fut bonne. Celle de 1423 périt par le froid.

1421-1424. — Disette pendant quatre années en Brie à cause des guerres.

1429. — Il y eut une affreuse famine à Provins par suite des guerres. Les Anglais se retirèrent du pays et le ravagèrent.

1431. — « On ne gagnoitrien, car marchandise ne couroit point ; par ce mouroient les gens de fain et de povreté. ». {Journal d'un bourgeois de Paris.)

Après la venue du régent, le blé qui val oit à Paris xl sous parisis le setier ou xui, s'élève à Lxxii sols ou v francs.

«... Fut nombre que par eaue que par terre se parti de Paris bien xn° personnes sans les enfans, parce qu'ilz n'avoient de quoy vivre et qu'ilz perissoient de fain. » {Journal d'un bourgeois de Paris.)

1437. — « En cet an furent les h\és et autres grains si cher^ par toutes les parties de la France que ce qu'on avait aucune fois donné pour 4 sols, on le vendoit pour 40 et au-dessus; à laquelle cherté fut si grande famine universelle que grande multitude de pauvres gens moururent par indtgence... Dura cest^ pestilence jusqu'en 1439 .»

1438>1439. — Grande disette de toutes choses à cause des « courses dés larrons ». Le blé vaut 7 francs.

1440. — L'année fut très fructueuse, u Bon blé pour 16 sons qu'on avoit l'année devant pour 5 francs. »

1480-1481. — Mauvaises récoltes.

XVl« SIECLE

1516. -^ « En l'an 1515, fut grande famine et nécessité de bledz au pays de Poictou, Xainct-onge, Bordeaux^ Perigort, la Rochelle, Angoulmoys, Lymosin et Auvergne, tellement que la charge d'un cheval valloit de viii à x livres » {Journal d'un bouf geois de Paris, années 1515-1^36, éd. L. Lalanne.)

1521. — Bié rare et cher. « Au dict aa 1521... fat quasi à Paris une famiae... et fut le bled si cher que... il vallut de 6 à 7 livrés le septier» mesure de Paris... Et l'année mesme, il fut encore plus grande famine et nécessité de bled par tout le pays de Normandie, tellement que le septier de bledz valloit dix livres. » {Ibidem.)

1628. — r Gelée. Famine presque générale. On sema au printemps des orges dont la récolte «soulagea les habitants; c'est pourquoi on 'désigna en Brie cette année sous le nom de « l'année aux orges »,

1523. — « Au dict an 1523... à cause de la dicte gelée... grande cherté, tellement que le bled renchérit beaucoup; et combien que auparavant la dicte gelée il ne valoit que xxi sols le septier, mesure de Paris, néantmoins valut au dict an jusqu'à 4 livres 10 sols le septier... » {Journal d^un bourgeois de Paris.)

1626. — Grande cherté de farine et de vin en Brie.

(Ce renseignement ne concorde pas exactement avec la courbe de M. d'Avenel.)

1628. — Les moissons dépérirent en Brie ; d'où grande famine et mortalité.

Par suite de pluies et de. grêles « es pays Ghartrain, Dreux, Beauvoisin» Picardie, Vymes, Sentoys et autres lieux... le bled s'enchérist de beaucoup ; car auparavant à Paris le septier ne valloit que 35 sols, et après il vallut 70 ». {Journal d^un bourgeùis de Paris.)

1581. -^ L'an i53i et 1532, grande mortalité et famine «n Poitou; le setier de blé, qui valait 2 livres 15 sous en 1530, valut 5 livres 30, en 1531.

1644. — Blé cher.

1647. — Blé cher.

1661. — L'hiv^ le plus rigoureux qu'on ait eu eu Brie depuis l'an 1420.

1566-1567. — Disette.

1686-1587. --- Grandes disettes.

1587. — Le setier de blé vaut, le 3 juin, 30 livres à Paris et 40 livres dans les villes circonvoisines.

1690. — Prix à Paris 1590. Avant le siège, le setier de grain pesant 300 livres valait 5 écus ; un mouton valait tgi demi-écu. A la fin du siège, le boisseau valait 10 écus; le setier valait 40 à 45 écus. (Prix donnés par un Vénitien contemporain, reproduits dans le Bull, [de la Soc. de Vhist. de Paris et de Vlk^ii^ France, 8« année 4881, p. 146.)

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