Lulte.. anxiété. 1] n'ya
sens. Le fait d'ailleurs n’est pas prouvé, à ce qu'il semble ; et 1] n'est pas sûr qu'une angoisse, morale ou physique, fasse suer davantage des pieds. Il est probable que l'auteur avait cru avoir constaté ce fait, soit sur lui-même, soit d'après le témoignage des autres. — Cette région du corps est la plus froide.
Précisément parce qu'elle est la plus éloignée du centre, où se
dans l'anxiété il n’y a plus de déplacement de chaleur, comme dans la crainte il y a déplacement de chaleur des parties hautes vers les parties basses, ce qui relâche le ventre quand on ἃ peur, mais qu’au contraire il y ἃ dans l’angoisse une augmentation de chaleur, comme il s'en produit dans la colère ? La colère en effet n’est qu'un bouillonnement de la chaleur qui avoisine le cœur. Mais dans angoisse on ne souffre, ñi de la peur, ni du froid ; on frémit seulement de ce qui est sur le point d'arriver.
Pourquoi peut-on rougir du visage, sans suer cependant ?
N'est-ce pas parce que le visage est trop échauffé ? La chaleur qui vient alors à la surface dessèche l’humidité qui est sur le visage, et condense la chaleur
produit la chaleur naturelle, par le mouvement du sang. — Dans l'angoisse. J'ai ajouté ces mots, qui m'ont sembléindispensables.
— De la chaleur qui avoisine le cœur. C'est surtout à l’épigastre que la colère semble faire sentir son action, qui est bien en effet une espèce de bouillonnement.— On frémit seulement... 11 semble que ceci fixe plus particulièrement le sens douteux du mot grec. C'est bien de l'anxiété qu'il s'agit; et non de l'agonie de la mort, comme l'ont cru quelques commentateurs. Voir plus loin le $ 31, où la même question est posée de nouveau.
Théophraste, dans son traité
des Sucurs, agite le même problème, et presque dansles mêmes termes. Les deux passages se ressemblent à ce point que nécessairement l'un a été copié sur l'autre.
8. 27. Rougir du visage. Par lafflux du sang, qui se porte à la face dans certaines circonstances. — Sans suer cependant. Le fait est exact ; et chacun a pu en faire une expérience personnelle. — La chaleur dessèche l'humidité. L'explication peut paraître assez plausible. On comprend moins celle qui suit. La penséereste obscure, bien que les mots dont se sert le texte ne le soient pas. Le sens
qui est dans les pieds, parce qu'elle ÿ est moins forte, bien qu’elle y soit plus vive qu’elle ne l'était naturellement et dans son état antérieur.
Pourquoi sue-t-on plus dans le sommeil que dans la journée ?
N'est-ce pas parce que le principe de la sueur est interne, et que l’intérieur est toujours plus chaud ? Par conséquent, la chaleur du dedans dissout aussi l'humidité intérieure, en se répandant partout. Il semble qu'il y a un écoulement perpétuel du corps ; mais on ne s’en aperçoit pas, parce qu'il n’y a pas de lieu où cet écoulement puisse être recueilli en y descendant. Ce qui le prouve bien, c’est que les parties creuses du corps sont dans une transsudation cons-
tante.
que j'ai donné me parait encore le plus probable. — Elle y soit plus vive. La chaleur qui se porte au visage étend son action jusqu'aux pieds, et ajoute quelque chose au peu de chaleur naturelle qui y est déjà.
δ 28. Pourquoi sue-t-on plus dans le sommeil ? Voir plus haut, δ 16, la même question, présentée d'une manière un peu plus concise, et résolue un peu autrement. — Le principe de la sueur est interne. Le fait est
exact; mais la chaleur est interne aussi pendant la veille ; et elle ne produit pas le même effet. -— Un écoulement perpétuel du corps. C'est la transpiration insensible, dont la buée du corps démontre l’action constante dans une foule de cas. — Les parties creuses du corps. 1] s'agit sans doute des aisselles, des aînes, des jarrets, qui sont toujours dans une sorte de moiteur, comparativement au reste du corps.
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SECTION II, QUESTIONS SUR LA SUEUR, ὃ 30 ἢ
Pourquoi sue-t-on davantage dans les étuves quand il fait froid ?
N'est-ce pas parce que la chaleur ne se perd pas au dehors, à cause du froid ambiant ? En effet, le froid du dehors l’arrête; etrefoulée dans l’intérieur, où elle reste, elle dissout les humeurs qui sont en nous, et en fait de la sueur.
Pourquoi la sueur fait-elle plus de bien, même si elle est plus faible, quand on la provoque en courant tout nu, que si elle se produit quand on est habillé ?
N'est-ce pas parce qu'il vaut mieux généralement se fatiguer que de ne pas se fatiguer ? La sueur par suite de fatigue vaut mieux que la sueur venue sans
8. 29. Dans les étuves, quand il fait froid. L'explication donnée ici parait fort acceptable. Le froid extérieur refoule la chaleur au-dedans de l’étuve, qui n'en est que plus chaude. Voir plus haut, $ 11, ce quiest dit des étuves.
8. 30. Plus de bien... en courant tout nu. On sait que le mot de gymnastique a pour étymologie le mot grec qui signifie Nu. C'était donc surtout à nu qu'on s’exercait dans l'Antiquité; et c'est à cette coutume que se rapporte tout ce $.Il est certain que la sueur provoquée par un effort musculaire fait plus de
bien que celle qui provient de vêtements chauds, ou d'agents extérieurs. L'effort vient nécessairement des organes intérieurs, et il les fortifie. — 71 vaut mieux généralement se fatiguer. Le précepte est excellent de toute façon ; mais il faut une certaine énergie pour le pratiquer ; peu de gens en sont capables, à moins qu'ils n'y soient
forcés par une circonstance quelconque, si ce n’est de leur propre volonté. — Ne pas se
fatiguer. C'est la mollesse, si fatale au corps et à l’âme. — Par suite de fatigue. Les raisons viennent d'en être données.
fatigue aucune, et celle qui vient de plus de fatigue, que celle qu'on provoque en se fatiguant moins. Or quand on l’obtient en courant tout nu, c'est avec plus de fatigue; car lorsqu'on est nu, on ne peut suer qu’au prix de violents efforts. Au contraire, quand on est vêtu, il suffit de courir même modérément pour que la sueur se produise très vite, grâce à la chaleur des vêtements. De même quand on court nu en été, on se colore plus que quand on court en restant vêtu, de même que les gens qui habitent des lieux exposés à tous les vents, sont tous plus colorés que ceux qui habitent dans des lieux bien fermés. C’est même ainsi qu'en comparant l'individu à luimême, on le voit se modifier, pour son propre compte, et avoir plus de couleur quand il vit en plein air que quand il vit dans des lieux clos, où il est entouré d’une forte chaleur. Cet effet se produit précisément quand on garde tous ses habits pour courir. C’est même là encore ce qui fait que, quand on dort trop longtemps, on ἃ moins de couleur que lorsqu'on dort dans une juste mesure ; car lorsqu'on dort, on est comme étouffé.
— De plus de fatigne. Tous ces préceptes n’ont pu être inspirés que par une longue observation des effets de la gymnastique régulière sur le corps humain. — Au prix de violents efforts.
Même remarque. — On se colore plus... sont tous plus colorés. C'est l’effet bien connu de ce qu'on appelle le häâle. Les gens de la campagne qui vivent beaucoup au grand air, sont bien
plus colorés et hälés que les citadins. — En comparant l'individu à lui-méme. 11] n’est personne qui n'ait fait cette remarque sur soimême. On s’étiole en restant dans la chambre. Le teint se colore si l'on va au plein air. Les marins ont en général le teint tout à fait bronzé. — Quand on dort trop longtemps. Un sommeil excessif palit en effet. — On est comme élouffé.
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Pourquoi, quand on est dans l’angoisse, sue-t-on des pieds et ne sue-t-on pas du visage, tandis que, dans le reste de la vie, on sue beaucoup du visage et presque pas des pieds ?
N'est-ce pas que l'angoisse est une sorte de peur qui nous prend au début de l'accès ? Or la peur est un refroidissement des parties supérieures du corps; et c'est pour cela que ceux qui sont dans l'anxiété pâlissent de la figure, et qu'ils agitent leurs jambes comme s'ils voulaient sauter. Quand on est dans l’angoisse, on fait ces mouvements, comme on en fait dans les exercices; 1] est donc tout simple qu’on sue par les membres qu'on fatigue. Dans ces moments, on se tord les mains, on les baisse après les avoir élevées, on se détend, on change de place, on ne reste pas un instant en repos. On fait avec vivacité tous les mouvements qu'on fait, parce que la chaleur
Il y a du vrai dans cette compa- tête. Hippocrate pense aussi que
raison. Voir plus loin, section XXX VIII, 8 8, une question analogue.
δ 31. Quand on est dans l’angoisse. Ou « Dans l'anxiété ».
Voir plus haut, $ 26, la même question résolue à peu près de même. Le mot grec rendu par Angoisse, ou par Anxiété, n’a pas un sens très précis, comme on l'a déja fait remarquer plus haut. — Un refroidissement des parties supérieures. Dans la peur, en effet, le sang reflue vers le centre et abandonne la
l'anxiété est un refroidissement; Hippocrate, Littré, tome V, Ῥ- 589. — Et qu'ils agitent leurs jambes. Ou « trépignent des pieds ».
— Comme on en fait dans les exercices, La comparaison n'est peut-être pas très juste. Dans l'angoisse, on ne sait guère ce qu'on fait, tandis qu'on le sait dans les exercices volontaires.
— On se tord les mains. C’est alors un désespoir plutôt qu’une anxiété. — On ne reste pas un instant en repos. C’est une agitation continuelle, dont on n'est
s’accumule vers la région de la poitrine, qui est la partie la plus forte du corps. La chaleur, ainsi que le sang, se répandant de là dans toute la personne, le mouvement se produit avec une foule de variétés et avec énergie. On sue principalement des pieds, parce que ce sont surtout les pieds qui peinent constamment, tandis que les autres parties du corps ont des intervalles de repos, par les changements de postures et de mouvements.
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Pourquoi, dans les étuves, ne sue-t-on pas davantage ni quand le feu accumulé agit tout à coup en masse, ni quand on le diminue peu à peu, mais seulement quand on augmente le feu petit à petit ?
En effet, quand on attise successivement le feu, l’étuve provoque la sueur plus que si l’on faisait tout d'un coup la même quantité de feu, dès le début. N'est-ce pas parce que le feu trop fort, saisissant la surface de la peau, qui est sèche, brüle l'épiderme et le durcit à l’état de coquille ? En cet état, la peau absorbe les sueurs. Au contraire le feu en petite quantité détend davantage la chair ; il la raréfie, et
pas maître. — On sue principa- dans les étuves, c'est en auglement des pieds.Cecin'estpeut- mentant peu à peu la chaleur être pas très exact. — Quipei- qu'on peut la faire monter aussi
nent constamment. Et surtout dans l'agitation qui vous domine à ce moment.
ὃ 32. Dans les étuves.…. Noir plus baut, $11, la même question résolue à peu près de la même manière. Il est bien connu que
haut. Ceci peut s'appliquer tout aussi bien à de simples bains de pieds. — δὲ le durcit à l’état de coquille. La comparaison est peut-être un peu forte ; mais au fond elle est juste. — La peau absorbe les sueurs. Qui alors ne
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SECTION 11. QUESTIONS SUR LA SUEUR, ὃ 33 81
prépare tous les organes internes, par une sorte d’excitation, à sécréter et à expulser les matières. La chair se trouvant en cet état, le feu qui y est introduit en quantité plus forte, et qui pénètre jusqu’au fond de la chair ainsi raréfiée, vaporise les liquides préalablement amollis; et, en en séparant les parties légères, il es expulse avec la respiration.
Faut:l provoquer la sueur en été plutôt qu’en hiver ?
N'est-ce pas parce que, pendant l'hiver, la chaleur concentrée en dedans du corps digère et vaporise les liquides qui sont en nous ? Aussi, tous ces liquides, ou du moins la plus grande partie de ces liquides, étant absorbés, 11 n’est plus besoin de la sécrétion régulière. En été, la chaleur, sortant de la chair qui est raréfiée, digère moins les liquides que nous avons à l’intérieur ; il y a donc besoin qu'ils soient épuisés. S'ils demeurent en nous pendant toute la saison, ils 50 corrompent et causent des maladies. Tout ce qui se corrompt ne se corrompt jamais que par une chaleur étrangère, tandis que ce serait digéré par la chaleur propre. Dans l'été, c'est la chaleur externe qui l’em-
peuvent plus se produire exté- En hiver, il y a toujours à pren-
rieurement. — Vaporise les li- dre bien garde que la transpiraquides. L'expression est exagé- tion ne soit arrêtée, et la réperrée. — Les parties légères. Qui cussion peut être fort dange-
finissent par former la sueur.
δ 33. En été plutôt qu'en hiver.
Voir plus haut, 8 21, la même question; elle est traitée ici d'une manière un peu différente.
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reuse.— De la sécrétionrégulière.
Qui doit constituer la sueur. — Qu'ils soient épuisés. Ou peutêtre : «Expulsés » sous forme de sueur. — C’est la chaleur externe
porte ; et voilà pourquoi toutes choses se gâtent davantage en été. En hiver, elles n’ont que leur chaleur spéciale ; et c’est ainsi que l'hiver ne les gâte pas.
Pourquoi, puisque les sueurs se produisent toujours ou par la chaleur interne ou par celle qui vient de l'extérieur, frissonne-t-on dans certaines sueurs ?
N'est-ce pas parce que les sueurs, passant, par l’action de la chaleur du dedans, d’un lieu plus large en un lieu plus petit, et se concentrant à la surface, bouchent absolument la circulation de la chaleur ; et que le frisson se produit, parce que la chair est alors tout à fait imbibée, et que la chaleur vient à sortir ? Quant à la chaleur du dehors, tombant sur le corps, elle raréfie d’abord la peau ; et la chaleur intérieure et na-
turelle, en se sécrétant, amène le frisson.
qui agit moins sur l'intérieur que la chaleur naturelle. — Leur chaleur spéciale. Qui se trouve concentrée et diminuée par le froid exterieur.
8 34. Frissonne-t-on dans certaines sueurs ? Le fait est exact ; mais 1] est assez difficile de l'expliquer ; il était bon de le faire remarquer. Quant à l'explication donnée dans ce 8, on peut la contester ; et la science moderne ne l'accepterait pas. — D'un lieu plus large.
Cette expression est bien vague; et il eût fallu préciser quel est ce lieu plus large d’où la sueur semble originairement sortir. — Se concentrant à la surface.Ceci
ne suffit pas pour rendre compte du frisson. Hippocrate s’est beaucoup occupé du frisson, mais seulement au point de vue pathologique; il semble bien qu'ilattribue le frisson à des vents intérieurs; voir Hippocrate, Littré, tome V, pp. 11 et suiv , et tome VI, p. 101.— Tout
âfait imbibée. Ceci reste fort obscur. — δὲ que la chaleur vzent à sortir. Dans bien d’autres cas, la chaleur sort aussi, sans causer de frisson. — Quant à la chaleur du dehors. Après avoir essayé de montrer l’action de la chaleur intérieure sur le frisson, l’auteur passe à l’action de la chaleur du dehors ; mais
SECTION II, QUESTIONS SUR LA SUEUR, ὃ 36 89
Pourquoi les sueurs chaudes sont-elles jugées meilleures que les sueurs froides ?
N'est-ce pas parce que toute sueur n’est Jamais que l'expulsion de certains résidus ? Dès lors, il est tout simple qu'un petit résidu s'échauffe et qu'un résidu plus fort ne s’échauffe pas également. Ainsi, la sueur froide peut passer pour le signe d’une sécrétion considérable ; et, par suite, elle cause des maladies plus longues.
Pourquoi, puisque les sueurs viennent d’une cha-
leur qui circule, sue-t-on moins devant un
feu ?
grand
N'est-ce pas parce que, le corps étant en ce cas très échauffé, les liquides se dissolvent et se vaporisent ? Ou bien n'est-ce pas aussi parce que le liquide
la seconde explication n'est pas plus décisive que la précédente.
Peut-être la physiologie moderne ne serait-elle pas moins embarrassée.
ὃ 35. Les sueurs chaudes.
les sueurs froides. La même distinction est faite par Hippocrate dans une foule de passages de ses œuvres ; οἱ en général, il est du même avis qui est exprimé ici; c'est-à-dire que les sueurs froides sont, à ses yeux, un symptôme fàcheux dans toutes les maladies. Mais il ne cherche pas quelle est la cause
de la sueur froide. — L'expulsion de certains résidus. Le fait est certain; et c'est de là que vient dans la plupart des cas l'utilité de la sueur: elle débarrasse l'organisme d'une foule de matières qui le gênent.
— Elle cause des maladies plus longues. C'est là aussi l'opinion de l’école Hippocratique.
8 36. Sue-t-on moins devant un grand feu. Voir plus haut, δὲ 11 et 32, des questions analogues à celle-là. Le fait d'ailleurs est exact; et l'explication paraît l’être aussi. — Les liqui-
qui sort est desséché très vite, et que nous n’en avons pas la perception ?
D le
Pourquoi, puisque le soleil nous échauffe plus quand nous n’avons pas de vêtements, suons-nous davantage quand nous sommes vêtus ?
Nous ferons à cette question la même réponse qu’à la précédente.
Pourquoi, si les mouvements rapides paraissent devoir nous échauffer davantage, et les mouvements lents devoir nous échauffer moins, les marches en montant font-elles suer davantage, bien qu'elles soient plus lentes, et gênent-elles aussi davantage la respiration, en nous échauffant plus que les marches
en descendant ?
N'est-ce pas parce qu'il est naturel que les corps pesants se dirigent en bas, et qu'il est contre nature
des. Qui forment la sueur. — Nous n'en avons pas la perception. Ou bien : « Nous ne nous en ressentons pas ».
ὃ 37. Le soleil nous échauffe plus. Voir plus haut, $ 9, la même question posée de la même manière et résolue de même, mais avec un peu plus de développements. — Ομ ἃ la précédente. Cette référence peut se rapporter à la question 36, et à la question 9. Il est assez pro-
bable que c’est plutôt à cette dernière qu'il est fait allusion.
ὃ 38. Les mouvements rapides... les mouvement lents. Les premiers mouvements sont ceux qu'on fait en descendant ; les mouvements lents sont ceux qu'on est forcé de faire en montant. — Les corps pesants se dirigent en bas. L'action de la pesanteur aide la descente, et ralentit la montée. L'explication est fort exacte ; et elle est toute
qu'ils se dirigent en haut? La chaleur naturelle, qui nous porte, ne nous cause aucune peine quand nous descendons; mais quand il nous faut monter, elle est un pesant et continuel fardeau. On s’échauffe donc davantage par ce dernier mouvement ; on secrète des sueurs, et l’on est hors d'haleine. L'inclinaison même du corps, qui se courbe dans les ascensions, empêche le souffle qu’elle contrarie de sortir directement.
Pourquoi, quand on est en sueur, ne sue-t-on pas davantage en se couvrant de plus en plus ?
A celte question, nous ferons encore la même réponse que nous venons de faire un peu plus haut.
Pourquoi, bien que le corps soit plus sec en été
simple. Il n'y a pas besoin de s’observer beaucoup pour sentir cette différence, selon qu'on monte ou qu'on descend sur un terrain qui est en pente. — 7 est contre nature. En effet, 1] faut un grand effort pour vaincre l'action que la pesanteur exerce sur nous. — La chaleur naturelle qui nous porte. La chaleur naturelle est plutôt, dans ce cas, la respiration. — Un pesant et continuel fardeau. Voilà déjà dans l'Antiquité des observations fort exactes sur l’action perpétuelle de la pesanteur. Ces observalions s'adressent d'abord au corps humain. Ce n'est que
beaucoup plus tard qu’on les étendra au reste des choses, comme l’a fait Newton dans le système de l'attraction universelle. — L'inclinaison méme du corps. Cette observation n'est pas moins juste que toutes les précédentes.
8. 39. Un peu plus haut. Voir plus haut, ὃ 37, et aussi $ 9. On ne voit pas de quelle utilité il pouvait être de répéter cette question, en n’ajoutant rien aux explications antérieures. Voir la Dissertation sur la composition des Problèmes.
8 40. Plus sec. C’est la traduction fidèle du mot grec; il
qu’en hiver, est-on cependant plus disposé à suer en été ?
N'est-ce pas parce que le corps étant raréfié en été, la chaleur naturelle n’y est pas retenue en grande quantité, et qu'elle convertit les liquides en air? Au contraire, dans les temps froids, le corps étant com-primé de l'extérieur, la chaleur naturelle s’y accumule, et ne résout pas le liquide en vapeur. Ajoutez que dans l'été nous absorbons beaucoup de liquide, tandis que c’est le contraire en hiver.
Pourquoi les sueurs qu'on éprouve spontanément, quand on se porte bien, semblent-elles moins salutaires que celles qui viennent de fatigues ?
N'est-ce pas parce que la fatigue, en épuisant toujours le liquide surabondant, rend la chair plus
veut dire sans doute, si l'on en juge d'après le contexte, que le corps en été a moins de sécrétions intérieures qu’en hiver, — Étant raréfié. Ici encore c'est la traduction exacte du texte ; mais Raréfié signifie probabiement que le corps est plus perméable, parce que les pores sont plus ouverts en été qu’en
hiver. — La chaleur naturelle n'y est pas retenue, et s'en échappe plus aisément. —
Qu'elle convertit les liquides en air. La physiologie moderne n'accepterait pas celte explication. — Comprimé de l'extérieur. À cause de la température ambiante, quiest fort au-dessous
de la température intérieure du corps. — δὲ ne résout pas le liquide en vapeur. {1 semble que le phénomène devrait être tout le contraire, et que la chaleur, étant plus forte au dedans, devrait vaporiser davantage les liquides. — Nous absorbons. Par les boissons. Il est certain qu'on a plus soif en été qu'en hiver.
δ 41. Semblent-elles moins salutaires. Il est bien connu que les sueurs qui viennent à la suite d'efforts musculaires et de fatigues, soulagent le corps plus que les sueurs spontanées, qui surviennent presque sans mouvement. — En épuisant. Ou, « En dissipant ». — ÆARend la
sèche, de telle sorte que les cavités des vaisseaux sont parfaitement saines, et qu'il n’y ἃ pas le moindre obstacle à la filtration de la chaleur ? Au contraire, les sueurs dites spontanées deviennent nécessaires quand les pores naturels sont remplis d’une humidité excessive. La chaleur n'est pas renfermée d’une manière absolue ; mais elle peut encore lutter et se sécréter ; et alors il est tout simple que les symptômes de maladies se manifestent. En ce cas, le corps se trouve refroidi par une humidité qui dépasse la proportion naturelle; et la chair, en s’humectant trop, présente la disposition la plus mauvaise possible sous le rapport de la santé.
Pourquoi les sueurs sont-elles moins fortes en hiver,
chair plus sèche. On peut voir nettement cet effet de la fatigue sur le corps des athlètes; et chacun de nous peut avoir fait personnellement des observations analogues sur lui-même. — Les cavités des vaisseaux.
et la circulation du sang y est d'autant plus facile. — À la filtration de la chaleur. Qui circule aisément dans le corps avec le sang lui-même. Cetelfet est surtout prouvé par le bienêtre qu'on éprouve après les fatigues. — D'une humidité excessive. Ou, d'un liquide qui est trop abondant. — Renfermée d'une manière absolue. Peutêtre vaudrait-il mieux traduire :
Resorbée, au lieu de Renfermée,
qui est le mot même du texte — Les symptômes de maladies.
La chaleur n’est pas assez forte pour rendre complète la coction : et c'est là une cause de maladie. — Le corps se trouve refroidi. Ces explications ne sont pas certainement approuvées par la physiologie moderne et la pathologie ; mais on les excuse quand on considère où en était la science dans l'Antiquité. — Æn s'humectant trop.
C'est la conclusion logique de toutes les théories qui précèdent.
ὃ 42. Moins fortes en hiver.
Voir plus haut, $ 33 et 40, des questions qui ont une grande analogie avec celle-ci, qui ne
et pourquoi ne voulons-nous pas alors les provoquer, bien que le corps soit plus humide dans cette saison ?
N'est-ce pas, parce que si nous suons moins, c'est qu'en hiver les liquides du corps se glacent, et que, devenant très compacts, 1l sont moins aisément solubles ? Nous pensons qu'il ne faut pas se faire suer en hiver, parce que cette disposition est plus saine. Quand on se fait suer, on reläche et on affaiblit toute son organisation ; on la raréfie plus qu'il ne convient ; et en expulsant la chaleur interne, on la diminue. Par conséquent, on ne peut plus résister au froid aussi énergiquement. L'humidité de l'extérieur pénètre le corps bien plus aisément, quand les pores sont desséchés par les sueurs qu'on s’est procurées.
fait guère que les répéter. — Les liquides du corps se glacent.
Ou : « Se figent ». — Moins aisément solubles. C’est incontestable. — Cette disposition. Qui consiste à ne pas suer. — On relâche et on affaiblit. Le sens
des expressions grecques n’est pas très précis. — En expulsant la chaleur interne. Avec la sueur. — Sont desséchés. Ou:
« Mis à sec ». — Par Les sueurs qui enlèvent l'humidité nécessaire à la santé.