‹ Les Problèmes d'Aristote; (volume 2)Chapitre 33 sur 82 · Émet-il plus de sperme · texte numérisé non relu

Émet-il plus de sperme

Cette nouvelle explication est plus difficile que la précédente ; et peut-être la physiologie mo-

Répétition de ce qui a été dit au début du ἃ.

8 6. Le plus accablé... Lefait est exact, autant du moins que l'on peut comparer les animaux à l'homme. — Comparativement à la grandeur de son corps.

derne ne fournirait-elle pas à cet égard une théorie plus satisfaisante. Il doit suffire de constater les faits, sans pouvoir en découvrir la vraie cause. L'édition Firmin-Didot réunit cette question à la précédente et n'en

N'est-ce pas parce qu'il est, de tous les animaux, celui qui a le moins de peine à élaborer ses aliments, et que, par sa nature, ilest le plus chaud et le plus humide des animaux ? Or l’une de ces qualités produit en lui l'abondance du sperme, et l’autre fait que sa nature est spermatique; car c'est là ce qu'est le sperme, tant qu’il est en bon état.

Pourquoi l'acte vénérien ne pouvant s’accomplir que par la chaleur, et la peur étant cause de refroidissement, ainsi que la mort, arrive-t-il quelquefois que, dans ces circonstances, le sperme vient à sortir ?

N'est-ce pas parce que certains lieux du corps se refroidissant, et que d’autres lieux au contraire s’échauffant, ces derniers lieux ajoutent à leur chaleur

fait qu'une seule des deux. En général, on les a séparées, comme je le fais aussi. Aristote a consacré dans l'Histoire des animaux, livre III, ch. 17 et livre VII, ch. 1, de longues études à la liqueur séminale chez l'homme et les animaux. — Ze moins de peine à élaborer ses aliments.

Ainsi que le veut Septali, dans son commentaire, il est bien probable que ceci fait allusion à la faculté que l'homme seul possède de préparer les aliments et de les rendre plus facilement digestibles. Par là, il en tire plus de profit. — Le plus chaud et le plus humide des animaux.

Ce n'est pas tout à fait exact, et il y a des animaux, les oiseaux

particulièrement, qui ont une chaleur naturelle supérieure à celle de l’homme. C’est surtout dans le Traité de la Génération des animaux qu'Aristote s’est occupé de la liqueur séminale, lhivretch-2 10 41... 35. 28; 44, 45 et 16; livre IL, ch. 2, 3, 4, 5, 9 ; livre IV, ch. 1, 3, 4, 8, etc.

ὃ 8. Que par la chaleur. Ce fait est assez exact.— La peur.

Cet effet de la peur est réel, parce que le sang se retire vers le cœur, et que la circulation est profondément troublée. — Le sperme vient à sortir. Ces phénomènes ne sont pas fréquents ; mais ils ont licu parfois dans les circonstances que l’auteur indique. — Ces derniers

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propre la chaleur des lieux qui se sont refroidis ? de telle sorte que le phénomène arrive chez les gens qui sont refroidis, non pas uniquement parce qu'ils se refroidissent, mais aussi parce qu'ils s’'échauffent. Un coup d'œil suffit pour voir que, dans la peur, les parties hautes du corps perdent leur sang, que les parties inférieures deviennent moites, et que la vessie se relàche, ainsi que le ventre. Aussi la chaleur, se retirant en bas sous l'influence de la peur, et remontant dans la mort de bas en haut, liquéfie-t-elle le corps, qu'elle échauffe et fait sortir le liquide spermatique.

Pourquoi, lorsque les organes n’éprouvent pas un pressant besoin, ne doit-on, ni se livrer à l’acte vénérien, ni vomir, ni éternuer, ni lâcher un vent ?

N'est-ce pas parce que, les organes ne sentant pas un violent besoin, nous sommes à peu près comme les plantes qu'on arrache de la terre, et auxquelles on enlève quelque autre chose que ce qu'on veut, ou

lieux. L'explication peut sembler physiologiquement insuffisante. — Les parties hautes du corps perdent leur sang. C'est de là que vient la paäleur du visage dansles grandes frayeurs.

— Que la vessie se reläche. Le patient ne peut retenir son urine. Les émotions trop violentes, quelle qu'en soit la nature, peuvent causer le même effet.

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