‹ Les Problèmes d'Aristote; (volume 2)Chapitre 34 sur 82 · Un pressant besoin. L'expression grecque est peut-être · texte numérisé non relu

Un pressant besoin. L'expression grecque est peut-être

plus forte; mais je n’ai pas trouvé d'équivalent dans notre langue. — Ve sentant pas un violent besoin. Le texte répète le mot dont il vient de se servir ; et on peut répéter la même remarque. — Comme les plantes qu'on arrache de la terre. La comparaison ne manque pas d'une certaine justesse. Dans le cas physiologique auquel il est fait allusion, il y ἃ en effet quelque chose qui est contre l'ordre naturel et régulier. —

qui laissent dans le sol une de leurs parties arrachée ? Tout ce qui devait être enlevé et qu'on aura laissé défectueusement fera du mal pendant plus de temps. Si l’on vient à essayer de donner aux choses un mouvement qui leur est étranger, elles causeront un grand mal, parce qu’alors elles ne sont pas à leur place. C’est précisément ce qui arrive quand on ne ressent pas un pressant besoin, et qu'on se permet un des actes que nous venons de désigner.

Pourquoi, lorsqu'on est à jeün, l'acte vénérien estil plus rapide ?

N'est-ce pas parce que les pores du corps sont plus vides quand on est à jeûn, et qu'ils sont pleins quand l'estomac est rempli? Ils empêchent alors que l'humidité ne passe dans le sperme. C'est là ce qu'on peut bien voir sur la vessie ; car lorsqu'elle est pleine, on ne peut pas se livrer aussi vite au plaisir de l'amour.

Pendant plus de temps. Le texte n'est pas plus précis. — Un mouvement qui leur est étranger.

En d’autres termes, une action que la nature ne comporte pas, soit d'une manière générale, soit spécialement. — Ælles causeront un grand mal. Cette observation est parfaitement exacte. — Un pressant besoin. Ici comme au début de ce ὃ, on pourrait traduire, en reprenant un mot grec : « Un orgasme ». Le terme serait d'une signification toute générale.

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