Est-il plus rapide. En
supposant même que ceci ne soit pas parfaitement exact, ce détail prouve que l'auteur s'était efforcé de bien étudier les choses. — Les pores du corps sont plus vides.. La physiologie moderne nadmettrait pas sans doute cette explication, dont se contentait la science antique. — Ne passe dans le sperme. C'est la traduction fidèle du texte :
mais il est clair que l'auteur ue connaissait pas en détail les véritables fonctions des organes génitaux. — Sur la vessie. Cette observation est plus vraie.
Pourquoi les jeunes gens qui commencent à faire l'amour pour la première fois, prennent-ils en dégoût, après l'acte, les femmes avec lesquelles ils ont eu rapport ?
N'est-ce pas parce que cet acte ἃ causé en eux un changement considérable ? Et alors se souvenant du malaise qui a suivi l'acte, ils fuient la femme qu'ils
ont connue, comme 51 elle en était la cause.
Pourquoi les gens qui montent constamment à
cheval sont-ils plus enclins aux plaisirs vénériens ?
N'est-ce pas parce que la chaleur et le mouvement de l’équitation leur causent à peu près la même sensation que le rapprochement sexuel? Voilà aussi
δ. 11. Après l'acte. Septali insiste sur cette particularité ; et il reconnait que, plus tard, ce sentiment de répulsion instinctive ne subsiste pas. Il insiste également sur ce point que les femmes n’éprouvent pas le sentiment qui est prêté ici aux jeunes gens, non sans raison.
— Un changement considérable.
L'expression n'est pas trop forte. — Se souvenant du malaise. L’explication est ingénieuse, et elle semble très acceptable. — Comme st elle en était la cause. Il est évident que la femme n'y est pour rien; seulement, le jeune homme ne se rend pas compte de la sensa-
tion toute personnelle qui l'a bouleversé.
8 12. Plus enclins aux plaisirs vénériens. Dans le Traité des airs, des eaux et des lieux, Hippocrate attribue à l'équitation excessive des Scythes un effet tout contraire; selon lui c'est l'impuissance qui résulte d'un exercice trop prolongé du cheval; Voir Hippocrate, Littré, tome II, pp. 75 et suiv. Il est très possible d’ailleurs que l'exercice du cheval ait cette conséquence, selon qu'il est poussé plus ou moins loin par l’un ou l'autre sexe. — À peu près la méme sensation. L'observation peut être exacte. —
pourquoi, avec les progrès que l’âge amène, toutes les parties qui avoisinent les organes génitaux se développent davantage. En effet la répétition de ce mouvement rend le corps plus fluide; et par conséquent, prépare les voies à l'acte générateur. 1
Pourquoi à l’époque où l’on commence à pouvoir jouir du plaisir de l'amour, le corps a-t-il de l'odeur, et pourquoi cette odeur n’a-t-elle pas lieu avant la puberté, ni chez les hommes, ni chez les femmes ?
N'est-ce pas parce que la coction n'étant pas complète, les humeurs sont toujours plus mauvaises ? Car alors elles sont, ou plus piquantes, ou plus salées, ou plus amères; et par suite, l'odeur qui s’en échappe est plus désagréable, tandis que les humeurs bien cuites ont des odeurs agréables, ou moins déplai-
Avec les progrès que l'âge amène.
Le texte n'est pas plus précis.
En général, les commentateurs ont compris ce passage en ce sens que la fréquence des rapprochements contribue avec le temps à développer les organes.
— Rend le corps plus fluide.
Physiologiquement, l'observation est vraie, bien que l'expression ne soit pas très exacte.
Par la répétition, l'expulsion du liquide séminal devient de plus en plus rapide, jusqu'à provoquer une véritable maladie. Tous ces détails prouvent une étude très attentive.