‹ Les Problèmes d'Aristote; (volume 2)Chapitre 38 sur 82 · DE LA FATIGUE · texte numérisé non relu

DE LA FATIGUE

De la marche sur un terrain plat ou sur un terrain accidenté; affaiblissement de la voix quand on est épuisé de fatigue ; action de la gymnastique, rapetissant le ventre et faisant disparaitre la graisse ; effet des frictions d'huile sur les membres fatigués ; effet des vomitifs contre la fatigue ; fatigue des bras agissant à vide ; céphalalgie causée par la marche rapide; différences de l'effet des terrains où l’on marche ; des petits pas ; effet de l’équitalion sur le larmoiement des yeux; effets des exercices sur le ventre ; des courses rapides et longues ; rhythme de la respiration ; chutes fréquentes dans les courses : fatigue des genoux dans les montées et dans les descentes ; fatigue des cuisses ; essoufflement ; tempéraments de force moyenne ; plaies par suite de fatigues ; repas après les exercices ; course et marche ; pollutions nocturnes ; effets de la tempérance ; action des bains et des lotions ; suffocations dans une course violente ; irrégularités dans la marche ; terrains en pente.

Pourquoi la marche, quand elle est trop longue sur un terrain plat, est-elle plus fatigante que sur un

satisfaisant ; mais il n'évite pas toute discordance dans la pensée. — Comme y circule le sang.

Ce fait n'est pas exact; mais l'assimilation se présente naturellement d'elle-même, quand on croit que la liqueur séminale vient de toutes les parties du corps.

Voir plus haut dans cette section les 88 2 et 3, où la même question a élé déjà discutée.

Dans le ὃ 2 particulièrement, l’auteur semble rattacher la liquéfaction du sperme à l'action de la chaleur.

S1. Sur un terrain plat... sur

terrain accidenté et inégal, tandis que des marches courtes sur un sol uni fatiguent moins ?

N'est-ce pas parce qu'un mouvement de durée considérable, de même qu'un mouvement énergique, produit la fatigue ? La marche qui vous essouffle est de ce dernier genre; l'autre est fatigante parce

un terrain accidenté. 1] paraît bien que c'est là le véritable sens, et c'est ainsi qu’on l'a généralement entendu ; mais cette observation ne paraît pas exacte en elle-même; et l'on concoit difficilement que la marche sur un terrain plat, même quand elle se prolonge, puisse être plus fatigante que la marche sur un terrain raboteux. Septali suppose donc qu'il s’agit ici non pas d'une marche sur un terrain uni et sur un terrain inégal, mais d'une marche sur un chemin direct ou sur un chemin tortueux. Le contexte ne se prête pas à cette interprétation ; 1] vaut mieux croire que l'auteur s'est trompé, et que le phénomène qu'il expose n'a pas été très exactement observé par lui.

I n'est pas d'ailleurs absolument impossible d'expliquer les choses comme il le fait; et il se peut que, pour une distance semblable, le chemin inégal fatigue moins que le chemin tout plat. Voir plus loin, dans celte section, $$ 10, 23 et 40 la même question, présentée et résolue dans les mêmes termes. L'opinion de l’auteur, qu'elle soit d’ailleurs juste ou fausse, n'est done pas douteuse ; et c'est là

ce qui nous a décidé à conserver la traduction que nous donnons.

Ce quila peut confirmer encore, c'est que Théophraste, édition Firmin-Didot, p. 400, ὃ8 14 et 15, traite cette question de la mème manière qu'elle est traitée ici. On peut croire qu'il n’a éte que l'écho de son maitre, en faisant une étude spéciale des effets de la fatigue.Il ne nous en reste qu'un fragment ; mais l'identité de doctrine est frappante ; et cette identité se retrouve jusque dans les expressions elles-mêmes. Septali, qui signale ce travail de Théophraste, n'y a pas insisté suffisamment. — De durée considérable de méme qu'un mouvement énergique. C'est là l'opposition qui peut donner la solution des difficultés que présente tout ce passage. La continuité du mouvement sur un terrain plat peut fatiguer plus que le mouvement nécessairement varié sur un terrain inégal; ce serait une expérience à faire. — Qui vous essouffle. C'est le même mot qu'emploie Théophraste, Loc.

cit., p. 400, ligne 40. Quelques manuscrits ont un autre mot, qui ne s'accorde pas du tout avec le contexte. Mercuriali ἃ

PP

qu'elle est continue et unique dans son intensité. Sur les pentes inégales, si la marche est longue, le changement devient un repos ; et le mouvement, même pour les chevaux, n’y est pas petit, à cause du changement. Au contraire, sur les terrains unis, l’uniformité de la surface du sol ne cesse pas; elle ne repose pas les membres ; mais elle contribue à faire que le mouvement est absolument continu. Quand la course ‘n’est pas longue, malgré la quantité du mouvement, la fatigue ne se produit pas sur un sol plat; mais sur un sol accidenté, comme le changement est violent et contraire, tantôt en haut, tantôt en bas, il cause grande fatigue ; car, ainsi qu'on vient de le dire, c’est là le mouvement sur les terrains accidentés; c’est le contraire sur les terrains unis.

LA

Pourquoi, lorsqu'on perd connaissance, ou quand on fait une gymnastique qui épuise, la voix présentet-elle moins de volume, et pourquoi alors la voix devient-elle plus aiguë ?

fait cechangement, qui est indispensable. — Méme pour les chevaux. On ne voit pas bien comment intervient ici l’exemple tiré de la marche des chevaux.

C'est sans doute pour dire que, si les chevaux sont fatigués par la continuité du mouvement, les hommes doivent l'être encore bien davantage. — Ne se produit pas. Ou du moins se produit dans une proportion beaucoup plus faible. — “ὲ cause

grande fatigue. En supposant toujours que la course dure peu de temps.

8.2. Quand on perd connaissance. Ou peut-être aussi « Quand on perd haleine ». Ce dernier sens serait plus d'accord avec le contexte. — Une gymnastique qui épuise. Le fait est certain et facile à constater. — La voix présente-t-elle moins de volume. L'expression grecque est générale; mais il semble

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