À tempérament humide
Le grec dit simplement : Humides. Il serait difhcile de préciser à quelle espèce d'organisation ceci s'applique. — δὲ vile essouf-
flés. L'essoufflement tient surtout à la constitution de tout l'appareil respiratoire, — Plus il brûle. Ceci encore est trop peu précis. — En incandescence.
C'est toute la force de l’expression grecque. — Est fort utile.
Les Anciens,qui cultivaient énergiquement la gymnastique, en connaissaient mieux que nous les salutaires effets. — La sorlie du souffle. C'est surtout dans les travaux très pénibles
car l’humide, en se filtrant et en devenant léger, se convertit en air.
Pourquoi les corps bien proportionnés sont-ils plus souvent malades, et se guérissent-ils aussi plus aisément ?
N'est-ce pas que ces deux dispositions tiennent à la ème cause ? Ce qui est bien proportionné est uniforme ; et ce qui est uniforme est plus apte à être affecté dans toute son étendue. Si donc une partie vient à y souffrir, tout le reste souffre aussitôt. Au contraire, le disproportionné, comme plus indépen-
qu'on sent le besoin d’exhaler fortement sa respiration. — Se convertit en air. Le fait n’est pas réel, et l'on ne voit pas clairement le lien qui rattache cette dernière considération aux précédentes,
822. Les corps bien proportionnés.….. La théorie exposée dans ce $ paraît fausse, au premier coup d'œil; et il semble que plus le corps est bien équilibré dans toutes ses parties, moins il doit être exposé à être malade. Cependant l'auteur prétend au contraire que ce Juste équilibre est plus sujet à se déranger, parce qu'il sufht qu'une seule partie se dérange pour que toutes les autres soient affectées simultanément. Il ne faut pas trop insister sur de telles théories, qui sont d'une époque où les observations phy-
siologiques étaient peu avan-
cées. — Se guérissent aussi plus aisément. Ceci est peut-être
plus exact. L'équilibre général se rétablit plus vite dans un corps dont toutes les parties sont dans un juste équilibre. Le sens du mot grec que j'ai rendu par « bien proportionnés », est assez équivoque ; et il pourrait signifier aussi des « corps de force moyenne », ni trop vigoureux ni trop faibles. — Uniforme. Tei encore, le sens du mot grec n'est pas très clair; et l'équivalent que j'ai adopté est encore celui qui est le meilleur dans notre langue. — Dans toute son étendue. Le texte n'a pas toute cette précision ; mais elle est implicitement comprise dans l'étymologie du mot grec.
— Comme plus indépendant, de l'ensemble de l'organisation. —
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dant, ne participe pas à l'affection des parties. De là vient que le proportionné est souvent malade. Mais il se remet plus vite, parce que le corps entier participe à l’état de la partie souffrante. Divisée en un plus grand nombre de points, l'affection devient plus faible, de sorte qu'elle se dissipe ainsi plus aisément. Le disproportionné, au contraire, n'étant pas en communion avec les parties, est moins souvent malade ; mais il a plus de peine à guérir ; car alors l'affection qu'il ressent est la plus forte.
Pourquoi se fatigue-t-on plus sur un sol uni que sur un 50] raboteux, tandis qu'on marche plus vite sur un sol uni que sur un sol qui n’est pas uni ?
N'est-ce pas plutôt que ce qu'il y ἃ de moins fatigant, c'est de n'avoir pas à toujours marcher sur un sol irrégulier ? On va plus vite quand le déplacement en hauteur est moindre, en un temps égal. Sur un sol uni, l'élévation du membre est petite et fréquente;
À l'état de la partie souffrante.
J'ai un peu développé l'expression, pour rendre la pensée plus claire. — Qu'il ressent. J'ai ajouté ces mots. Septali critique la traduction que Gaza ἃ donnée de ce $ et les explications de quelques commentateurs ; mais celles qu'il propose luimême ne sont pas beaucoup plus satisfaisantes.
$S 23. Sur un sol uni... Noir plus haut 85. 1 et 10 la même question. La solution est peutêtre ici plus nettement expri-
mée ; mais la théorie parait bien discutable, quoique l'uniformité de la marche puisse, à certains égards, fatiguer plus que la marche diversifiée par les accidents du terrain. — N'est-ce pas plutôt... Ceci semble être une réponse négative, qui serait plus conforme à l'opinion vulgaire, qui croit qu'on se fatigue moins
sur un sol uni. — Le déplacement en hauleur. C'est toute la force du mot grec, considéré
dans son étymologie. — L'élésation du membre est petite. Le
c’est tout le contraire sur un sol raboteux. Le peu qui est fait pour chaque pas particulier devient considérable par la multiplicité des pas.
Pourquoi, en descendant des pentes, a-t-on surtout mal aux cuisses, et a-t-on surtout mal aux jambes en montant ?
᾿ N'est-ce pas parce qu'en montant 1l faut soulever le corps, et qu'alors c’est le corps entier qui devient le fardeau ? Il est tout simple que le membre sur lequel tout repose, et qui nous sert à soulever le poids, soit celui qui souffre le plus. C’est précisément la jambe qui est dans ce cas. Elle est en effet à l’extrémité du corps ; elle est longue ; et elle n’a pas la largeur qu'a le pied. Cependant il faut la soulever. Par suite, c'est comme, lorsque nous portons des paquets sur l'épaule, c'est l'épaule qui est surtout fatiguée.
fait est exact. — Tout le contraire. C'est à dire que l'élévation de la jambe est plus grande, mais moins fréquente et plus
Il faut soulever le corps. C'est là en eflet la cause principale de la fatigue qu'on ressent en montant ; il faut lutter contre
lente. — Par la multiplicité des pas. C'est vrai ; mais la pensée n'est pas assez clairement exprimée. Seplali n'a pas commenté spécialement ce pro blème ; et il s'en est référé à ce qu'il ἃ dit sur le $ 1 et sur 16 8. 10.
ὃ 24. Aux cuisses... aux jJambes. Voir plus haut, $ 19, la même queslion, présentée dans des termes un peu différents, et d'une manière plus concise. —
l'action de la pesanteur, force que les Anciens sentaient comme nous, mais sans savoir encore
s'en rendre compte. — C’est précisément la jambe. Le fait est exact. — Elle n'a pas la lar-
geur qu'a le pied. On ne voit pas comment cette pensée se rattache à celles qui précèdent et qui suivent. La remarque d'ailleurs doit sembler assez naïve, puisque le pied est précisément la base sur laquelle la
Dans la descente, comme le corps tombe en bas et qu'il se penche en avant, contre nature, la fatigue se produit; et ce qui léprouve davantage, c’est surtout le membre par lequel le corps tombe en avant et se soulève. La cuisse reste en place; mais c’est le tronc qui devient le fardeau. Quant à la cuisse, elle recoit le poids et elle le soulève, parce qu’elle ἃ de la longueur et qu'elle est fléchie du haut, là où le tronc pèse sur elle.