Les sourds... Mème ques
Ex Xe
est ici résolue de même et avec plus de concision. Voir plus loin, section XXXIII, 8 14.
S5. Mieux pendant la nuit.
La même question est répétée plus loin, ὃ 33; et la réponse est beaucoup plus développée qu'ici. — Par suite de l'absence de la chaleur. La très bonne: seulement, ce n’est pas la chaleur qui agit uniquement; il y ἃ dans l'air bien d'autres principes, ne serait-ce que la lumière, venue du soleil.
raison est
322 LES PROBLÈMES tion, il y a d'ordinaire moins de trouble ? Car c’est le
soleil qui cause l'agitation.
Pourquoi, quand on est loin, les voix paraissentelles plus aiguës ?
Ainsi, quand on veut répondre à des gens éloignés et les contrefaire en criant comme eux, on prend une voix aiguë, assez pareille au son de l'écho; et l’on sait que le bruit de l'écho semble plus aigu, parce qu'il est loin et qu'il est réfracté. Mais comme, dans le son, l’aigu est celui qui va vite, et que le grave est celui qui va lentement, il faudrait que les voix éloignées semblassent plus fortes ; car tout mouvement devient plus lent, à mesure qu'il s'éloigne de son principe, jusqu'à ce qu'à la fin 11 cesse complètement. N'est-ce donc pas ainsi que ceux qui imitent la voix des autres, prennent une voix plus adoucie pour les imiter, parce que, venant de loin, la voix des autres
— C’est le soleil qui cause l'agi- de savoir comment les sons ve-
tation. C'est vrai; mais sa lumière agite l'air au moins autant que la chaleur; l'Antiquité ignorait ce fait. On pourrait ajouter l'électricité à la chaleur et à la lumière solaires.
8 6. Les voix paraissent-elles plus aiguës. La mème question est reprise au $ 20 et au ὃ 47.
On peut rapprocher ces rédactions diverses pour les éclaircir les unes par les autres. Le phénomène est étudié dans ce $ 6 avec une précision et une délicatesse remarquables. Il s'agit
nant de loin peuvent être plus aigus, ou du moins le paraitre, tandis que la distance devrait les rendre plus graves en les ralentissant. L'auteur en donne deux explicalions, plus ou moins exactes aux yeux de la science moderne. — On prend une voix aigue. Comme la voix doit porter loin, on l’élève pour qu'elle parvienne à son but, comme un projectile qu'on lance plus haut, pour qu'il atteigne le point visé.
— La voix des autres…..Le texte n'est pas aussi précis; mais il
est déjà plus faible ? Or, en devenant plus faible, elle ne peut plus être grave ; car il n’est pas possible d’émettre un son grave quand le son est à la fois faible et doux ; dans ces conditions, 1l y ἃ nécessité que le son qu'on émet soit aigu.
N'est-ce pas encore que non seulement ceux qui imitent les voix des autres les imitent de cette facon, . mais qu'en outre les bruits eux-mêmes sont plus aigus, parce que l'air mis en mouvement fait cette sorte de bruit? Ainsi, de même que le premier moteur qui ἃ mis l'air en mouvement ἃ fait du bruit, de même il doit arriver qu'il y a toujours un autre air qui meut, et un autre air qui est mu. C’est là ce qui fait que le bruit est continu, parce qu'il arrive qu'un moteur succède à un moteur, jusqu’à ce que le bruit s'éteigne. Pour les corps, c’est la même cause qui les fait tomber, quand l'air devient incapable de les pousser plus loin, que ce soit tantôt une flèche, ou tantôt l'air lui-même qui est poussé. La voix devient conti-
ne semble pas que le sens est mu. C'est ce qu'on ἃ plus
puisse être différent. — 1 γα nécessité que le son... soit aigu.
L'acoustique moderne n'accepterait peut-être pas cette conclusion. — N'est-ce pas encore.
Seconde explication du phénomène mis en question. Cette seconde explication peut sembler moins satisfaisante encore que la précédente.— Cette sorte de bruit. Iei encore le texte est moins précis. — Un autre air qui meut, el un autre air qui
tard nommé les ondes sonores, résultant des vibrations données à l'air par le corps qui résonne.
— Pour les corps, qui, comme la flèche, sont lancés dans l'espace.
— Qui les fait tomber. Quand la force d'impulsion ἃ été épuisée. — Tantôt une flèche... tantôt l'air. L'air est considéré comme n'ayant rien de corporel pour transmettre le son, tandis que la flèche a une matière pesante, qui ralentit sa course. —
nue quand l’air est poussé par l'air ; et la flèche vole tant que ce corps est mu par l'air. Mais, d’une part, c’est le même corps qui se meut toujours Jusqu'à ce qu'il tombe ; d'autre part, c’est toujours un autre air qui pousse un autre air. Or, quand les objets sont plus petits, ils sont mus d’abord plus vite; mais ils le sont de moins en moins. C’est là ce qui fait que de loin les voix sont plus aiguës et plus faibles. Le son qui va plus vite est aigu ; et c’est pour cela que nous nous sommes demandé si ce n’est pas la même cause qui fait que les enfants et les malades ont la voix aiguë, tandis que les hommes faits et les gens bien portants ont la voix grave. Si lorsqu'on est près, on ne distingue pas très bien si la voix est plus aiguë ou plus grave, c’est qu'on n’est pas du tout dans les mêmes conditions que les corps pesants lancés dans l'espace. Le corps qu'on lance n’a jamais qu'une cause unique de mouvement, et il reste toujours le même, tandis que le son est de l'air poussé par de l'air. De là vient que le corps pesant ne tombe que sur un seul point, tandis que la voix se répand en tous sens. Elle produit le même effet que si le corps qu'on a lancé venait, tout en continuant son mouvement, à se briser en un
C’est là ce qui fait que... les voix sont plus aiguës. La démonstration ne paraît pas aussi claire que l'auteur semble le croire.
— Nous nous sommes demandé...
Ceci peut faire allusion à ce qui est dit plus bas, dans le S16.
— Les enfants et les malades ont la voix aiguë. Le fait est
exact: mais il a d'autres causes physiologiques que celles qui sont énumérées ici: — Dans les mémes conditions. La différence est évidente, bien qu'elle ne soit peut-être pas exprimée avec toute la clarté désirable. — La voix se répand en tous sens. Le fait est certain. Voir plus loin
SECTION XI, LA VOIX, 8 7 329 nombre infini de morceaux, et si même il venait à
retourner en arrière.
Pourquoi les maisons récemment recrépies sontelles plus sonores ?
N'est-ce pas parce que la réfraction du son y est plus forte, la surface étant plus polie ? Et elles sont plus lisses parce que la surface n’a pas de ruptures et qu'elle est continue. Il ne faudrait pas que cette surface fût encore du tout humide; mais on doit supposer qu'elle est sèche ; en effet sur de la boue il n’y ἃ pas de réfraction possible, C’est là aussi ce qui fait que les enduits à la chaux sont plus sonores. Peut-être en outre l'immobilité de l’air contribue-t-elle à la sonorité ; accumulé comme il l’est, il répercute davantage
le son qu'il recoit.
le 88. — Se briser en un nombre infini de morceaux. La comparaison n'est pas très juste, puisque chaque fragment conserverait de la pesanteur en une certaine mesure. En somme, les efforts de l’auteur pour résoudre la question posée sont fort intéressants.
ὃ. 7. Récemment recrépies. 1] parait bien d’après le contexte que ce doit être le sens exact du mot grec. — La réfraction du son. D'après la théorie du $ précédent, l'onde sonore doit être plus complètement répercutée. — Plus lisses. Si le travail de recrépissement ἃ été
bien fait. — Sur de la boue.
La surface étant encore tout humide ferait l’effet de la boue, sur laquelle il n’y a pas de résonance possible. — Les enduits à la chaux. Peut-être serait-il mieux de dire : « les stucs ».
Le sens du mot grec ne serait pas contraire à cette traduction, puisque l’étymologie s'en rattache à l'idée de poussière. — L'immobilité de l'air. Ceci peut se comprendre de l'air en général, qui est plus sonore quand il est immobile, ou de l'air accumulé dans l'enceinte des maisons. Toutes ces observations sont singulièrement exactes.
Pourquoi, si l’on enfouit un tonneau ou des vases d'argile qui sont vides, et qu'on les bouche, la maison devient-elle plus sonore ? Pourquoi le devient-elle également si elle renferme quelque puits ou quelque citerne ?
N'est-ce pas, puisque l’écho n’est qu’une réfraction du son, qu'il faut que l'air renfermé dans ces vases s’y accumule, et qu'il doit trouver dans le corpsoù ilse réfracte, en le touchant, quelque chose d’épais et de lisse ? Car c’est ainsi que l’écho se produira d'autant plus vivement. Or, le puits et la citerne sont tout à la fois étroits et condensateurs ; les tonneaux et les vases de terre ont l'épaisseur que doit présenter le corps qui entoure. Alors le phénomène est produit par ces deux causes; car ce qui est creux ἃ plus d’écho ; et de là vient que l’airain est plus sonore que quoi ce soit. Que les vases enfouis retentissent, il n’y a là rien d'étonnant; car le son ne se répand pas
$S 8. La maison devient-elle chose d’épais et de lisse. C'est plus sonore. L'observation est la traduction fidèle du texte ; exacte, et les Anciens pouvaient, mais on peut trouver que l'exà cause de leurs vastes théâtres, pression de la pensée est bien
étudier l’acoustique plus complètement peut-être que les Modernes, en pratique, si ce n'est en théorie. Le fait indiqué dans ce ὃ peut être observé aisément, — Quelque puits ou quelque citerne. Même observation.
— Du son. J'ai ajouté ces mots pour plus de clarté. —- Quelque
vague et bien insuffisante. — Ces deux causes. C'est-à-dire l'étroitesse du contenant, et son épaisseur, qui condense le son.
— Que l'airain. I serait peutêtre plus exact de dire : «les vases d’airain »; mais l'original ne le dit pas. Il est certain d’ailleurs que l’airain, mélange
moins en bas qu’en tout autre sens, puisqu'il se dissémine de tous côtés, et qu'il se propage circulairement, à ce qu'il semble.
Pourquoi l'écho est-il plus fort si vase que si on ne l’enfouit pas ἢ
N'est-ce pas parce que les choses çcoivent et gardent mieux l'air qu'elles ont recu ? Il se fait alors que le coup aussi est plus fort.
l’on enfouit le
couvertes re-
Pourquoi l’eau qu'on verse d'un même vase faitelle plus de bruit quand elle est froide, et pourquoi en ce cas le bruit est-il plus aigu ?
N'est-ce pas parce qu’alors le mouvement est plus rapide, l’eau étant plus lourde ἢ Du moment qu'elle est plus rapide, ce rapide mouvement rend le bruit plus aigu. La chaleur au contraire rend l’eau plus légère, en la rendant plus rare et en la soulevant.
de cuivre et d'étain, est particulièrement sonore, — Qu'en tout autre sens. J'ai ajouté ces mots. — /l se dissémine de tous côtés. Voir plus haut, 8 6.