Quand on pleure... Voir
plus bas, ὃ 15, la même question, résolue en termes différents et plus concis. — Quand on rit, elle est grave. Le fait n'est peut-être pas aussi certain que l'auteur le suppose; mais quelle que soit la réalité, la queslion qu'il soulève montre toute l'attention qu'il porte à l'observation du phénomène. — Dans un cas. Celui du rire. — À cause de la faiblesse où l’on est.
Le rire en effet désorganise en quelque sorte tous les mouvements, et vous jette dans une faiblesse générale. — Dans l’autre cas. Celui où l'on pleure.
le son qui est rapide est aigu. En effet, ce qui est repoussé par un corps bien tendu recoit un mouvement rapide. Au contraire, lorsqu'on rit, on est tout relâché ; et quand les gens sont malades et faibles, leur voix est aiguë ; car leur faiblesse ne met en mouvement que peu d'air, et ce n'est alors qu'un mouvement superficiel. De plus, quand on rit, on rejette de l'air qui est chaud. Au contraire, quand on pleure, le chagrin est comme un refroidissement de la région de la poitrine ; et alors la respiration est froide. La chaleur met beaucoup d'air en mouvement ; et par suite, l'air se meut lentement; le froid n’en meut qu'une faible quantité. On voit cela même sur les flûtes ; quand on en joue en soufflant de l'air plus chaud, le son qu'elles rendent est beaucoup plus
grave.
Pourquoi les enfants et les jeunes animaux, en gé-
— Le son qui est rapide. L'expression grecque est moins pré-
pleurant que dans le rire. — De la région de la poitrine.
cise; mais le sens ne peut faire de doute. — Bien tendu. C'est la traduction exacte. — On est tout reläché. L'elfet du rire est d'empêcher momentanémenttout effort ; muscles sont sans force.— On rejette de l'air qui est chaud. C'est la commotion du rire qui développe la chaleur intérieure.— Est comme un refroidissement. Le fait n'est pas tout à fait ce que dit l'auteur ; car dans bien des cas, on n'a point moins chaud en
tous les
C'est de l'appareil pulmonaire qu'il s’agit plus spécialement.— Le froid n'en meut qu'une faible quantité. On ne saurait affirmer que ce soit bien là ce qui se passe en réalité; mais on ne peut méconnaitre ici une analyse délicate du phénomène, — Sur les flûtes. Parmi les instruments de musique chez les Anciens, la flûte tenait le premier rang, et elle pouvait donner lieu à de plus fréquentes observations. Sur le mécanisme
néral, ont-ils la voix plus aiguë que les adultes, bien que l’acuité de l'organe soit plus forte que jamais ?
N'est-ce pas parce que la voix est un mouvement de l'air, et qu'un mouvement plus rapide produit un son plus aigu ? Or, l’air, en petite quantité, se meut plus aisément et plus rapidement qu'en une quantité plus forte ; et il se meut plus aisément, soit que la .chaleur laccumule, soit qu'elle le dissipe. Mais comme l'aspiration n’est que l'introduction du froid dans le corps, l'air qui est en nous doit s’accumuler, grace à elle ; et l'expiration, après que la chaleur ἃ mis Pair en mouvement, doit devenir la voix; car c’est par l'expiration que nous pouvons parler, et non par l'inspiration, Or, comme les animaux jeunes sont plus chauds que les vieux, et que leurs vaisseaux intérieurs sont plus étroits, ils doivent aussi avoir moins d'air intérieurement. La partie qui est mue étant plus petite, et la chaleur qui meut étant plus considérable en eux, le mouvement de l'air devient plus rapide
du rire, voir Béclard, Traité élémentaire de physiologie humaine, 6e édit., p. 355.
δ 14. Ont-ils la voix plus aiguë. Le fait n'est pas douteux ; et les changements que l'âge amène dans la voix viennent du développement des organes.
Voir, sur les variations de l'organe de la phonation, le Traité élémentaire de physiologie humaine de Béclard, 6e édit., pp.
755 et suiv. — Soit plus forte que jamais. Le texte ne s'exprime pas plus précisément ; et la pensée reste obscure. L'auteur
veut dire sans doute que l'acuité de la voix des jeunes est d’autant plus remarquable qu'elle suppose une force que les jeunes n'ont pas.— L'expiration... doit devenir la voix. La remarque est juste, et l'émission de la voix se fait toujours par l'expiration.
— Non par l'inspiration, qui la rend impossible. — Leurs vaisseaux intérieurs sont plus étroits, parce quiis n'ont pas encore recu tout le développement que la nature leur destine. — Le mouvement de l'air devient plus rapide. C’est une conséquence
par ces deux causes. Or, le mouvement plus rapide produit un son plus aigu, d’après tout ce qu'on vient de dire.