‹ Les Problèmes d'Aristote; (volume 2)Chapitre 69 sur 82 · SECTION XII, DES BONNES ODEURS · texte numérisé non relu

SECTION XII, DES BONNES ODEURS

Pourquoi les fleurs et les parfums qu’on brule sentent-ils meilleur de loin, tandis que de près les fleurs ne sentent que l'herbe; et les parfums, que la fumée ?

N'est-ce pas parce que l'odeur est une chaleur d'un certain genre, et que tout ce qui sent bon est chaud ? Or, la chaleur est légère. Il en résulte que, quand on sent les choses de plus loin, l'odeur se mélange moins aux autres odeurs, qui viennent ou des feuilles ou de la fumée, laquelle n’est qu’une vapeur aqueuse. Au contraire, quand on est tout près, les matières qui sont mêlées aux fleurs et aux parfums se font sentir, avec les substances où elles sont.

Pourquoi les choses ont-elles plus d’odeur quand on les agite ?

N'est-ce pas qu'alors elles occupent plus d’air que quand elles sont en repos ἢ Et, de cette façon, Podeur arrive plus rapidement à notre sens.

8 4. Les fleurs et les parfums.

Voir plus haut, ὃ 2. La question est à peu près la même ; la solution est assez différente. — Que l'herbe. que la fumée. Le fait est exact. — Une chaleur d’un certain genre. L’odeur n'est pas de la chaleur ; seulement, il est vrai que, dans bien des cas, la chaleur développe l'odeur. — — Tout ce qui sent bon est

chaud. Cette théorie n'est pas acceptée par la physique moderne. — Une vapeur aqueuse.

Même remarque. — Se font sentir. Cette observation est très exacte.

ὃ 5. Quand on les agile. Voir plus loin, section XIII, 8 12, la même question,résolue de même, en termes presque identiques.

Le fait est bien observé. — Plus

Pourquoi en hiver sentons-nous moins les odeurs, et même ne les sentons-nous pas du tout par les très grands froids ?

N'est-ce pas que, dans le froid, l'air est moins mobile? Le mouvement parti du corps qui a l'odeur nous arrive tout autrement, parce que l’'émanation a peine à se mouvoir, ainsi que l'air dans lequel elle se meut.

Pourquoi les aromates sentent-ils plus fort si on les brûle sur de la cendre que si on les brûle dans le feu ? Et pourquoi gardent-ils davantage et plus longtemps leur odeur, si c’est sur la cendre qu’on les brüle ἢ

N'est-ce pas parce que l'odeur sur la cendre est moins absorbée et consumée, et qu’elle est alors plus abondante ἢ Au contraire, le feu, en consumant très vite toute la force de l'odeur, l’altère rapidement ;

rapidement. Peut-être serait-il plus exact de dire : « Plus abondamment ».

8. 6. Pourquoien hiver... Théophraste expose des théories semblables, Traité des Causes des Plantes, livre VI, ch. 17, ὃ 5, p. 314, édit. Firmin-Didot.

— Ne les sentons-nous pas du tout. Le fait est exact; et les explications qu’en donne l'auteur ne sont peut-être pas fausses ; mais en hiver et par les très grands froids, nos sens sont très affectés, et l’'odorat, aussi

bien que les autres. Il s'ensuit que, si l'odeur n'est pas percue, c'est en partie à cause de la disposition où nous sommes, au moins autant que par l'action du froid sur l'air ambiant.

$S 7. Les aromates sentent-ils plus fort. L'observation est juste. Voir plus loin, ὃ 11, la même question, répétée presque identiquement, et résolue en termes un peu différents. — Davantage et plus longtemps.Ces faits sont exacts. — Absorbée et consumée. Il n'y a qu’un seul

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