Moins bonnes de près
Voir plus haut, $2, la même question résolue en partie de même. — La parlie terreuse.
Ceci se rapporte à la théorie des quatre éléments admise par toute l'Antiquité et le Moyÿen-
telle sorte qu’en se joignant à l'odeur, elle en diminue la force? Au contraire, c’est l'odeur seule qui est portée au loin. C’est là ce qui fait aussi que les fleurs, quand elles sont froissées, perdent leur odeur.
Les odeurs sont-elles de la fumée, ou de l'air, ou de
la vapeur ?
Il y a cette différence entre ces trois choses, qu'elles peuvent être produites par le feu, ou qu'elles se produisent même sans feu. Y a-t-il aussi quelque chose qui, de notre sens, aille aux objets, ou quelque chose qui vienne des objets à nos organes, et qui toujours, dans l’un des deux cas, met en mouvement l'air ambiant ? Si c’est des objets mêmes que quelque chose émane, le mouvement devrait être amoindri ; cepen-
âge.— C’est l'odeur seule. C'està-dire, l'odeur toute pure et sans aucun mélange de terreux.
J'ai ajouté l'adjectif. — C’est là ce qui fait aussi. 1] ne semble pas que la cause soit la même dans les deux cas. Il y a des fleurs qui ne donnent leur parfum que quand on les froisse avec les doigts.
8 10. Sont-elles de la fumée.
Septali pense que cette question ne fait pas partie des Problèmes, et que posée à la marge par quelque lecteur, elle sera passée de là dans le texte. Il n’est pas nécessaire de faire cette supposition; et celte question n'a
rien d'étranger à celles qui précèdent, ni à celles qui suivent.
— Qui de notre sens aille aux objets. Septali déclare cette théorie absurde ; cependant elle a été reprise plus d'une fois dans les systèmes modernes de physiologie, et spécialement dans les systèmes idéalistes. — Qui vienne des objets à nos organes. Voilà la théorie vraie.
— Met en mouvement l'air ambiant. Pour nous procurer la sensation de l'odeur. — Émane des objets mêmes. La physique, d'accord avec le sens commun, n'a pas le moindre doute à cet égard.
dant nous pouvons observer que ce sont les odeurs les plus vives qui subsistent le plus longtemps.
Pourquoi les parfums ont-ils, quand on les jette sur la cendre, une odeur plus forte que quand on les jette dans le feu ?
N'est-ce pas parce que l'odeur sur la cendre est ‘plus difficilement consumée, et que par suite il y en a davantage? Beaucoup de terreux se consume, en même temps que le parfum ; et alors, il se produit de la famée. Au contraire, le feu brule très vite la partie terreuse du parfum. L’odeur, en ce cas, est plus pure ; et elle arrive à nos sens débarrassée de la fumée. C'est là ce qui fait aussi que les fleurs qu'on a froissées sentent moins bon. Le froissement met en mouvement la partie terreuse ; et la chaleur, qui est trop faible, ne la détruit pas.
SECTION XII, DES BONNES ODEURS, δ 12
Pourquoi les matières qui ont une bonne odeur,
que ce soit des graines, ou des végétaux, sont-elles diurétiques ?
8 11. Sur la cendre... dans le feu. Voir plus haut, ὃ 7, la
vile. Par opposition à la cendre, qui n'a qu'une faible chaleur,
même question; elle est résolue ici d'une manière plus complète, — Il y en a davantage. l'odeur qui se dégage moins vite s'accumule.— Beaucoup de terreux.
Ceci se rapporte à la théorie des quatre éléments, comme plus
haut, 89. — De la fumée. Au lieu d'un feu ardent et de la flamme. — Le feu brüle très
dont l’action est lente. — Les fleurs qu'on a froissées. Voir, plus haut, la fin du $9. Il faut lire aussi le fragment de Théophraste sur les Odeurs, où il y a beaucoup de détails analogues à ceux-ci, attestant les plus sérieuses observations, p. 364 et suiv., édit. Firmin-Didot.
8 12. Sont-elles diurétiques.
N'est-ce pas parce qu’elles sont légères et chaudes, et que les matières de cette espèce provoquent l’urination ? La chaleur contenue dans ces substances les rend légères ; et l'odeur n’a rien de corporel. Quant aux choses qui n’ont pas une bonne odeur, comme l'ail par exemple, elles peuvent bien être diurétiques aussi; mais elles sont plutôt encore dissolvantes. Les graines qui sentent bon sont chaudes, parce que l'odeur naît en général de la chaleur ; etau contraire, les choses qui sentent mauvais sont indigestes ; car, pour que les substances soient diurétiques, il faut non seulement qu'elles soient chaudes, mais aussi de coction facile, afin que, en se mêlant aux liquides, pour descendre avec eux, elles les rendent légers comme elles.
Pourquoi les vins trempés d’eau perdent-ils plus vite leur odeur que les vins purs ?
Septali trouve que cette assertion est trop générale ; et l’auteur lui-même semble le reconnaître par ce qu'il dit de l'action de l'ail. — Les matières de cette
chaudes. Le fait n'est pas prouvé. — Sont indigestes. Ou, « incapables de coction ». — Pour descendre avec eux. Ce sens est impliqué dans la com-
espèce. On peut trouver que c'est résoudre la question par la question. — La chaleur contenue dans ces substances. C'est une simple conjecture ; etil ne paraît pas que @es substances aient plus de chaleur que d’autres, — Dissolvantes. C'est le sens le plus probable de l'expression grecque. — Sont
position du mot grec. — Comme elles. Le texte n’est pas aussi précis. Voir, sur l'urination, le Traité élémentaire de physiologie humaine de Béclard, 6° édit., p. 512 et suiv., et surtout Ρ. 531.