‹ Les Problèmes d'Aristote;Chapitre 13 sur 78 · Quand on les étale. Ou · texte numérisé non relu

Quand on les étale. Ou

« qu'on les couche ». Voir la même question plus baut, ὃ 26.

Ici, la solution est donnée en termes beaucoup plus concis.—

Propice. J'ai ajouté ce mot.

8 29. À l’eau froide. L'expécience cst curieuse, si elle n’est pas aussi exacte que l'auteur semble le croire.— Le contraire du salé. Letexte dit simplement:

Le contraire ; j'ai ajouté le reste.

— Est le contraire du chaud.

nourriture des légumes, c’est le liquide; et c’est de là que viennent leurs saveurs et leurs sucs.

Pourquoi l'ail sent-il plus fort quand la tige a toute sa croissance que quand elle est toute nouvelle ?

N'est-ce pas parce que, quand la plante est jeune, le liquide étranger qu'elle contient y est en grande quantité, et diminue sa qualité spéciale ? Au contraire, quand la plante a müri, et que le liquide en a été dès lors éliminé, la plante prend toute son odeur; et cette odeur est naturellement âcre. Tous les autres fruits, d’ailleurs, sont également plus aqueux quand ils sont jeunes ; et c’est là ce qui fait que les oignons sont moins àcres quand ils sont plus nouveaux.

Pourquoi, sur les myrtes qu'on ne met pas dans la saumure, les baies se gâtent-elles plus vite que les

Ici encore, j'ai dû développer le texte, qui reste obscur à force de concision.— C'est le liquide.

Il y a aussi bien d'autres éléments dans la nourriture des plantes.

δ. 30. À toute sa croissance.

C'est le sens de l'expression grecque. — Étranger. On ne comprend pas bien ce que l'auteur a voulu dire par là; mais peut-être veut-il opposer tout le liquide de l’arrosage au liquide que la plante contient naturellement, — Toute son

odeur. Ou : « sa saveur ». — Les oignons. 115 sont en effet de la même famille que l'ail et le poireau, monocotylédones, liliacées.

8 31. Sur les myrtes…. Il est difficile de bien comprendre tout ce $, parce quil faudrait connaître le procédé auquel 1] est fait allusion. — Dans la saumure. J'ai ajouté ces mots, qui sont indispensables, et qui sont justifiés, à ce qui semble, par le contexte, puisqu'il est dit un peu plus bas que la sau-

feuilles, tandis qu'au contraire, si on les met dans la saumure, les feuilles se gätent rapidement et les baies ne se gâtent pas ἢ

N'est-ce pas parce que n'étant pas mis au sel, les fruits restent ce qu'ils sont, et qu'ils gardent leur propre nature ? Or, lorsqu'ils sont tout à fait murs, les baies se gâtent naturellement davantage. Ce phénomène n’a pas lieu quand on sale les baies ; mais seulement il arrive que la vapeur de la saumure empêche l'humidité qui est dans le myrte, de se perdre. Au contraire, les feuilles se gâtent quand elles viennent à se dessécher. Mais la saumure dessèche les plantes, parce qu’elle est saline. Or la même chose ne se produit pas pour les feuilles, qui sont sur la tige et qui y sont attachées.

Pourquoi les concombres sont-ils meilleurs quand ils viennent dans les plaines marécageuses, qui sont pénétrées d’eau, comme le sont les environs d'Orchomène, ou comme l’est l'Égypte ? Car cette der-

mure est salée. — Se gâtent..…….

L'expression grecque est équivoque.— Les baies... les feuilles, Le texte est moins précis. — Pas mis au sel. Même remarque. — Qui sont sur la tige.

attachées. Ici encore j'ai dû être plus précis que l'original.

ὃ 32. Dans les plaines marécageuses. Et non pas dans des marais proprement dits. Les plaines restent humides après que l'eau qui formait le maré-

cage s'est évaporée.— Pénétrées d’eau. C'est la force du mot grec. — Orchomène. 11 y a eu deux villes de ce nom : l’une en Béotie, au nord du lac Copaïs; l’autre en Arcadie, au centre du Péloponèse. Homère parle de toutes les deux. L'Orchomène de Béotie passait pour une des cités les plus anciennes de la Grèce. — L'Egypte. N'est marécageuse que dans sa partie basse, qui avoisine la Méditer-

nière contrée parait être fort humide. Les terrains marécageux sont couverts d'eau. Par suite, les concombres eux-mêmes y sont plus aqueux ; et c’est là ce qui fait aussi que les concombres de jardin sont si mauvais.

N'est-ce pas parce qu'on doit nécessairement les semer profondément à cause de la dureté de la terre ? Car la terre qui est boueuse et pulvérulente, est celle qui devient plus dure qu'aucune autre ; et les concombres semés profondément sont les meilleurs. N'est-ce pas aussi parce qu'il faut que la terre soit sèche, attendu que la plante est naturellement humide? Soumise à ces deux mouvements en sens contraire, elle arrive à un état moyen. Mais la terre qui est plus marécageuse et qui est profonde retient la nourriture, à la fois à cause de la profondeur et à cause du terrain; et cette alimentation ne devient pas excessive, parce que la terre se dessèche de nouveau.

Pourquoi la rue et quelques onguents commun quent-ils une odeur mauvaise à la sueur ?

ranée. — De la dureté de la terre. Le terrain marécageux se durcit beaucoup quand l'eau s'est retirée. — N'est-ce pas aussi. Seconde explication. — A ces deux mouvements. C'estàa-dire, tantôt inondée, tantôt desséchée. — Se dessèche de nouveau.Sousl'action desrayons solaires.

ὃ 33. Pourquoi la rue... Noir

T. II

la même question posée en des termes identiques, plus haut, section IT, ch. 13. Théophraste Traité de l'Odeur, ὃ 10, p. 404, édit. Firmin Didot, prête à la rue la même propriété. La rue, qui forme la famille des rutacées, a une odeur très forte et même repoussante ; elle passe pour sudorifique; elle est employée comme telle en pharmacopée.—

114 LES PROBLÈMES N'est-ce pas parce que toutes les substances qui ont une odeur lourde et piquante, en se mêlant aux

humeurs excrémentitielles du corps, font que l'odeur devient aussi plus désagréable ?

Pourquoi dit-on que la rue est un remède contre l’ensorcellement ἢ

N'est-ce pas parce qu'on se croit ensorcelé, soit qu'on souffre d’avoir trop mangé, soit qu'on éprouve quelque autre malaise, soit qu'on craigne quelque empoisonnement dans la nourriture qu'on a prise ? C'est là ce qui fait qu'on dit encore qu'étant à la même table que d’autres convives, et si l’on se sert quelque morceau particulier, on dit : « Ne m'ensorcelez point ». Tout le monde éprouve alors un certain trouble provenant des aliments, ou liquides ou solides. Ces liquides et ces solides, absorbés ou rejetés, soulèvent les aliments, qu'on vomit ensuite; et les vents qui sortent des liquides causent des douleurs et des coliques. Si donc on a premièrement mangé de la rue, comme elle

Une odeur lourde. C'est l’ex- auxquels il est fait allusion dans

pression même du texte. — Piquante. Cette odeur de la rue vient de l'huile volatile qu'eile renferme dans ses feuilles et ses fleurs; voir le Traité général de Botanique, de Le Maout et Decaisne, p. 362.

ὃ 34. La rue... contre l’ensorcellement. Il faudrait connaître mieux que nous ne le pouvons certains détails sur les Anciens, pour bien comprendre ceux

ce ὃ. Comme ces propos de table étaient vulgaires, l'auteur ne s’est pas donné la peine de les expliquer. J'ai suivi le texte d'aussi près que possible, sans être sûr de l’avoir bien rendu. — On se croit ensorcelé. Le mot est peut-être trop fort; maisengrec, il n'a pas d'autre sens. — Me m'ensorcelez point. C'était sans doute une plaisanterie habituelle de table. — Mangé de la rue.

est échauffante par sa nature, elle dessèche la cavité qui recoit les aliments et le corps tout entier ; alors le vent, qui a été refoulé, peut sortir.

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