La pâte de froment
pâle d'orge. La même question a été traitée plus haut, 8 10, et résolue de même, quoique en termes plus concis. La pâte de
froment est également opposée à :
la pâte d'orge. Le fait d’ailleurs est exact ; et la première gonfle au feu plus que la seconde. — Laquelle n'est pas séparée. Ceci veut dire sans doute que l'humidité est répandue dans la
masse entière de la pâte. — Le feu soulève la masse. Le texte n’est pas aussi formel. — ἔπ
outre. Cette seconde explication n’ajoute pas beaucoup de clarté à la première.
Pourquoi, parmi les ouvriers qui travaillent le pain, ceux qui manipulent l'orge deviennent-ils pâles et sujets aux flux de ventre, tandis que ceux qui travaillent le blé sont bien portants ?
N'est-ce pas parce que le blé est d’une digestion bien plus facile que l'orge, et que les évacuations qu'il produit sont également plus régulières.
Pourquoi le pain, quand on le fait rôtir, devient-il plus dur, tandis que si on le fait simplement chauffer, il devient jusqu'à un certain point plus humide ἢ
N'est-ce pas parce qu'en le faisant rôtir, on fait partir l’eau, et qu'alors le pain devient plus dur ? Au contraire, en le faisant chauffer, l’humide se condense et se répand dans la masse, sous l’action du feu ; alors le pain devient plus aqueux.
Pourquoi la farine de blé, en se refroidissant, se
S24. Parmi les ouvriers. La même question est répétée plus loin, section XXXVIII, 8 10, dans les mêmes termes. Plus haut, section 1, ὃ 36, la tisane d'orge a été comparée à la tisane de blé; et l’auteur a donné la préférence à la tisane d'orge (ptisane). — Aux flux de ventre. Le mot du texte est Catarrhes.— Les évacualions… Le texte est plus vague; mais
le sens que j'adopte semble indiqué par ce qui précède, sur la päleur des ouvriers qui se nourrissent d'orge.
δ 25. Simplement. J'ai ajouté ce mot pour marquer un peu plus la différence entre les deux opérations. Elle est réelle ; mais le phénomène est d'un bien mince intérêt.
δ. 26. En se refroidissant. Il semble bien que ceci se rap-
tasse-t-elle moins, tandis que la farine d'orge se tasse davantage ?
N'est-ce pas parce que les substances dont les parties sont ténues ne perdent pas de place, tandis que les substances lourdes, par la pression qu'elles exercent et tout étant plus grosses, occupent d'autant moins de place en un espace égal? Or, la farine d'orge est plus grosse ; et, en se refroidissant, elle se réduit, parce que c’est la masse qui en devenant plus petite presse néanmoins le plus. Au contraire, la farine de froment ἃ bien en effet des parties plus petites, et dans cette condition elle ne se refroidit pas autant. Mais comme elle est plus légère, elle ne se tasse plus aussi fortement par la pression, bien que la farine de froment soit par sa nature plus lourde que la farine d'orge.
porte, comme Septali le confirme, à la chaleur que la meule communique passagèrement à la farine. Il ne s’agit pas du froid ordinaire. — Se tasse-t-elle moins. Le fait serait à vérifier pour savoir s'il est bien exact; mais l'auteur a mis beaucoup d'attention à constater un pheénomène insignifiant. L'opposisition entre les deux espèces de farine est la même que plus baut. — Ne perdent pas de place. Le texte est moins précis.
— Est plus grosse. Il semble que le grec ne peut avoir un sens différent. La farine d'orge a quelque chose de plus grossier que celle de blé. Peut-être serait-il plus exact de dire qu'à volume égal, elle est plus lourde.
— Néanmoins. J'aiajouté ce mot.
— Bien que la farine de froment.
Cette petite phrase contredit en partie ce qui précède. Ce pourrait bien n'être qu'une interpovenue sans doute de quelque note marginale.
lation,