‹ Les Problèmes d'Aristote;Chapitre 19 sur 78 · Par exemple une ancre. cend dans le liquide.— La force · texte numérisé non relu

Par exemple une ancre. cend dans le liquide.— La force

Bien que les ancres des Anciens ne pussent pas avoir le poids des nôtres, il est clair qu'elles causaient cependant le même effet sur l’eau, quoique cet effet fût moindre. — Se calme-t-elle sur-le-champ. Et à l'endroit seulement où un corps pesant a été descendu dans l’eau.— Cède sous l'objet. Τὶ se forme en effet un creux dans l'eau, qui s'écarte et cède à la force du poids qui la divise. — En ligne droite.

Comme l'objet même qu'on des-

Celle du vent, ou des flots que le vent agite. — Le flot de la mer. Ou « la vague». — On peut dire encore. C'est un second argument; mais le texte est

plus concis. — Comme la ligne

droite, que suit la vague poussée = .

par le vent. — 11 arrive alors.

Tous ces détails sont fort délicats, et ils prouvent une observation très attentive. — L'’endroit de la mer. C'est toujours une surface très petite, quelque lourde que puisse être l'ancre

Ps he ἦγ perd 3 y

où ce résultat du tourbillon se produit n'ayant plus de vagues, le calme a lieu dans la place où le flot a été rompu. C'est que l'air qui était descendu avec le corps porté en bas, remonte, et repousse la mer en haut, en la couvrant comme de bulles; car la bulle n’est que de l’eau poussée par l'air de bas en haut. Or, toute bulle est légère et calme. Ce qui prouve bien la vérité de ceci, c'est que la partie de l’eau qui touchait à l’objet plongé en elle se relève, peu de temps après que s’est relevée la partie environnante.

Pourquoi arrive-t-1l quelquefois que des navires qui naviguent sur mer par un beau temps, s'enfoncent et disparaissent tout à coup, sans que rien ne surnage de ce naufrage ?

N'est-ce pas parce qu'une caverne, qui est dans le sein de la terre sous la mer, vient à s'effondrer, et qu'en même temps sur la mer et dans son intérieur,

descendue à l'eau.— Ce résultal soientaussi développées, etaussi

du tourbillon. Le texte est moins précis ; mais le sens est fort clair. — Dans la place où le flot a été rompu. Par la descente du corps pesant mis à l’eau. — Légère et calme. Ce sont les expressions mêmes du texte. — La vérité de ceci... L'explication est en effet très satisfaisante; et aussi Septali, qui est du même avis, s’est abstenu presque de tout commentaire. Il y a peu de questions, parmi toutes celles qui composent ce recueil, qui

nettement résolues.

80. Disparaissent tout à coup. Les explications données dans ce $ peuvent être justes en certains cas; le texte ne parle que des gouffres de la mer; mais il faut aussi faire entrer en ligne de compte la mauvaise construction des navires; et les accidents de ce dernier genre devaient être encore plus fréquents dans l'Antiquité qu'ils ne Île sont de nos jours. Il faut aussi ne pas oublier les trombes ma-

tout cédant avec l'impulsion du vent, l'eau se trouve également agitée en cercle, et tout se porte en bas? C’est là précisémentce qu'on appelle un tourbillon. Aux environs de Messine, dans le détroit, c'est le phénomène qui se produit à cause du courant ; car c’est un courant qui produit les tourbillons. L'eau s'enfonce dans l’abime, d’abord par l'effet de ce courant, etaussi parce que la mer est profonde, et que la terre y a des trous intérieurs jusqu’à une très grande distance. Les tourbillons y sont violemment portés, et voilà comment en ces lieux aucune épave ne peut surnager. Le couant se produit quand, un premier vent venant à cesser, un autre vent souffle en sens contraire sur la

mer, qu'a bouleversé le

ritimes et les typhons., — Æten ne surnage de ce naufrage. Quand le navire coule brusquement à pic. — Ce qu'on appelle un tourbillon. Ceci semble ne s'appliquer qu'à l’eau; mais il y ἃ aussiles tourbillons,ou cyclones, qui se forment dans l'atmosphère. La science actuelle n'est pas encore bien fixée sur la production de ces phénomènes terribles. — Messine. C'est Gaza qui a donné cette interprétalion, en changeant le texte des manuscrits, qui disent simplement:

«au milieu du détroit ». Il est clair qu'il s'agit du détroit de Messine ; mais il n’est pas spécialement nommé. Il a suffi du reste à Gaza de changer une ou deux lettres. Septali ne croit pas pouvoir adopter cette variante, que bien des éditions

premier vent. Ceci a lieu

ont reproduites, notamment l'édition de Firmin Didot. — Un courant. Le fait est exact pour le mouvement des eaux dans le

détroit de Messine; mais le phénomène peut avoir bien

d’autres causes. Strabon, livre VI, ch.2,$ 3, dit quelques mots du phénomène qui se passe dans le détroit de Messéne (Messine).

— Υ a des trous. C'est peu probable. — Une très grande distance. Ceci peut s'entendre tout ensemble de l'étendue superficielle, ou de l'étendue en profondeur. — Aucune épave ne peut surnager. Strabon, loc. cit.

dit le contraire, et les épaves sont portées plus loin dans le golfe. — Un premier vent... un autre vent. Le vent n'est pas la seule cause des tourbillons et de la dénivellation des eaux

surtout quand c’est le vent du midi qui souffle en sens opposé. Les courants se contrarient mutuellement; et ils se brisent entre eux, comme on le voit dans les rivières, où c’est ainsi que les tourbillons se forment. La cause du mouvement, qui est très puissant à la partie supérieure, agit alors en tournant. Comme il ne peut pas se détourner sur le côté et en sens oblique, car les flots se repoussent les uns les autres, il faut nécessairement qu'il soit poussé en profondeur. Par suite, tout ce qui est pris par le tourbillon est nécessairement entrainé dans le même sens. C’est bien pour cela que l’on donne aux navires un avant relevé ; car on cite un vaisseau qui a été englouti parce qu'il était tout droit.

Pourquoi l’eau-de mer est-elle plus blanche dans le Pont-Euxin que dans la mer Égée D

N'est-ce pas à cause de la réfraction de la lumière, qui se produit de la mer dans l'air ? L'air, dans la région du Pont, est épais et blanc, de telle sorte que la surface de la mer, reflétant les rayons, parait aussi de

dans le détroit de Messine. — Dans les rivières. Où les tourbillons sont parfois très dangereux, sans l'être autant que dans la mer. — Un avant relevé.

Il est clair que la construction doit avoir une grande influence sur la solidité du navire: mais il y a bien d'autres causes que sa forme pour les accidents qu'il peut subir.

8 6. Plus blanche. C'est la

traduction exacte; mais pour être plus d'accord avec ce qui suit, 1] vaudrait mieux dire :

« Moins blanche ». — Pont- Euxin: C'est aujourd'hui la mer Noire ; la mer Egée a conservé son nom.— La réfraction de la lumière. Le texte dit : « La réfraction de la vue ». — Æst épais et blanc. Sans doute à cause de fréquents brouillards.

— Reflétant les rayons. Le texte

cette même couleur. Au contraire, dans la mer Égée, l'air paraît bleu, parce qu'il reste pur à une assez grande distance; et l’eau, reflétant cette couleur, parait l'avoir aussi. Ou bien encore, n'est-ce pas que tous les lacs paraissent être plus blancs que la mer ? Le Pont est bien une sorte de lac, puisque de nombreux fleuves viennent s’y jeter. Or, les lacs sont plus transparents dans leur blancheur que la mer et les fleuves. C'est pour cela que les peintres font toujours les fleuves de couleur assez pâle, et la mer bleue. N'est-ce pas aussi parce que la vue traverse vite de l’eau potable, et qu'elle ne se réfracte pas alors dans l'air, tandis qu'elle ne peut pas pénétrer l’eau de mer? Si elle ne peut pas se réfracter vers le haut, c’est que l’eau de mer n’est pas d’une surface unie. La vue a beaucoup de peine à se réfracter en bas, et c'est ce qui fait que l’eau paraît noire. Or, dans les eaux des lacs, où la surface est du liquide potable, et où la partie salée est plus basse, la vue ne pénètre pas; mais elle est réfractée vers la lumière, et c’est là ce qui fait que sa surface semble être blanche.

est un peu moins précis. — À une assez grande distance. Sans doute, dans le sens de l'horizon, et peut-être aussi dans le sens du zénith.— Ou bien encore. Seconde solution. — Les lacs. Le terme de Lac ne peut pas s’appliquer exactement au Pont- Euxin ; c'est une mer communiquant avec les autres. La Caspienne serait plutôt un lac, puisqu'elle est circonscrite partout par la terre; mais on l'appelle cependant une mer. —

Une sorte de lac. Cette atténuation était nécessaire. — De nombreux fleuves. Les Anciens croyaient pouvoir en compter jusqu'à quarante. — Plus transparents dans leur blancheur.

Le fait n'est pas certain. — Elle ne se réfracte pas. L'expression est trop vague; mais l'acte de la vision est très délicat et très difhcile à expliquer.

— À se réfracter en bas. Ceci est encore fort obscur. — ÆRéfractée vers la lumière. Mème remarque.

Page 1